Son mec ultra sexy lui demande de faire une sextape, sa réponse est juste incroyable…

Complètement fou ! Ce mec demande à sa copine si elle veut pas tourner une sextape avec lui. Sa réponse bouleverse tout l’internet !

Si vous avez cliqué sur ce lien, c’est probablement que vous avez été victime d’une manipulation de plus en plus courante sur le web, consistant à allécher le lecteur de sorte à l’attirer sur du contenu publicitaire. Vous pouvez y réfléchir et fermer cette page.

Nous, on a rien à vous vendre. Mais maintenant que vous êtes là, pourquoi ne pas vous intéresser à quatre mythes pseudo-scientifiques ayant parfois des conséquences dramatiques et pourtant extrêmement populaires, aussi bien sur le net que dans les médias mainstreams ?

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Mythe 1 : Les vaccins sont dangereux, en particulier parce qu’ils causent l’autisme.

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Réalité 1 : Non, les dangers allégués de la vaccination n’ont jamais été démontrés, pas plus que le lien vaccin-autisme. Ce mythe a essentiellement pour origine un article scientifique frauduleux publié en 1998 et qui devait servir de base à des poursuites judiciaires tout aussi frauduleuses contre des sociétés pharmaceutiques dans le seul but pour les instigateurs de cette fraude d’en retirer des bénéfices financiers. Aujourd’hui, de très nombreuses personnes sur le net continuent de citer cet article et son auteur en références, voire à héroïser ce dernier. Beaucoup de ces gens sont de bonne foi, et pensent vraiment se prémunir contre un danger-complot réel par manque de culture scientifique de base. D’autres sont de véritables charlatans et profitent de ce discours pour vendre livres, pseudo-médicaments et autres programmes de style de vie parfois dangereux, et toujours injustifiés. Dans le même temps, la vaccination sauve annuellement des centaines de milliers de vies à travers le monde.

Mythe 2 : Les OGM sont dangereux, il faut les interdire, et ne surtout pas en consommer.

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Réalité 2 : Non, les OGM sont extrêmement étudiés et contrôlés sur tous les plans : santé humaine, santé animale, risque environnemental… Le consensus scientifique formé de milliers d’études indépendantes et convergentes, y compris à long terme, est très clair à ce propos, tout comme il l’est pour la vaccination. Cette idée reçue a la vie dure. Ses justifications sont multiples, et tiennent généralement de diverses idéologies parfois extrêmement opposées, mais qui se retrouvent totalement dans leur combat antiscience : écologie profonde, ultra-gauche, écologie dissidente, conspirationnisme de tous bords, spiritualismes new-âge… Mais chez beaucoup de personnes, cette idée reçue n’est pas forcément motivée par des postures idéologiques rétrogrades, mais plutôt par une simple inculture scientifique de base, à laquelle se superposent de nombreux biais cognitifs au premier chef desquels l’essentialisme biologique. En France, cette idée reçue est principalement venue d’un autre article scientifique, publié en 2012, non frauduleux celui-ci, mais de très mauvaise qualité. Les médias généralistes, friands de pseudo-scandales et autres révélations choques, et cultivant volontairement une très grande médiocrité scientifique, ont assuré une promotion inouïe à cet article, avant même sa publication dans la presse scientifique. Comme l’article frauduleux de 1998 sur la vaccination et l’autisme, cet article sur les OGM et le cancer a été rétracté, mais contrairement au précédent, a été republié par la suite dans une autre revue (ce qui n’a en rien amélioré sa qualité). Mais là encore, le mal est fait, et il continue d’être entretenu. Ses promoteurs sur le net auront souvent à vous vendre programmes idéologiques, produits pseudo-thérapeutiques et autres babioles. Dans le même temps, les biotechnologies représentent parmi d’autres un outil de pointe pour faire face aux problématiques actuelles et à venir de santé publique et d’environnement.

Mythe 3 : Le Réchauffement Climatique est une supercherie.

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Réalité 3 : Non, il s’agit là encore d’une idée reçue qui n’est pas conforme au consensus scientifique. Ce dernier est extrêmement clair, constitué de milliers d’études indépendantes les unes des autres et convergentes dans leurs conclusions. On mesure ici encore le poids des idéologies, puisque historiquement, la négation du réchauffement climatique est plutôt affaire de milieux ultra-libéraux US, hostiles à toute description scientifique qui pourrait aboutir à des restrictions politiques contraires à leurs intérêts financiers (raison pour laquelle ils ne sont pas du tout hostiles au consensus sur les OGM par exemple, alors que d’autres mouvances idéologiques –plutôt européennes- acceptent le consensus scientifique sur le réchauffement climatique, mais refusent celui sur les OGM. Il y a des gens comme ça, qui n’acceptent la réalité de l’univers qu’en fonction de leurs préférences idéologiques…). Dans cette rhétorique, le réchauffement climatique est souvent allégué comme un complot de gauche, particulièrement destiné à nuire à l’économie US. Là encore, de nombreuses mouvances idéologiques se sont réapproprié ce discours conspirationniste, largement popularisé avec l’essor de l’Internet à la fin des années 90. Aujourd’hui, c’est un thème récurrent dans les milieux anti-tout parmi lesquels on retrouve également la négation des consensus scientifiques sur les OGM et la vaccination. Il est assez aisé d’excuser un tel déni dans les années 70, au tout début des travaux scientifiques sur le sujet, tout comme on peut comprendre les réticences d’une partie des scientifiques et de l’opinion publique à la théorie de la relativité générale dans les années 20 ou à la théorie darwinienne de l’évolution dans les années 1860. Mais après plus de 40 ans de recherches convergentes et la formation d’un consensus scientifique fort, cette posture n’a plus aucune justification autre que le déni idéologique étayé par toutes sortes de sophismes.

Mythe 4 : La théorie de l’évolution de Darwin est une supercherie, d’ailleurs, ce n’est qu’une théorie !

Charles-Darwin

Réalité 4 : Nope, toujours pas. Désolé. La théorie de l’évolution est en fait extrêmement solide, et à la base de toutes les sciences de la vie actuelles. L’argument « ce n’est qu’une théorie » repose sur la mauvaise interprétation, volontaire ou non, du terme « théorie ». En effet, dans le langage courant, une « théorie » renvoie à quelque chose de spéculatif, gratuit, peu solide… C’est en fait un synonyme d’  « hypothèse ». En science cependant, une « théorie » renvoie à un modèle opérationnel basé sur une très grande quantité de preuves indépendantes les unes des autres et convergentes entre elles, et disposant d’un très fort pouvoir prédictif. En clair, une théorie scientifique est quelque chose d’extrêmement puissant, tant du point de vue des preuves sur lesquelles elle se repose, que de sa cohérence globale lui permettant de faire des prévisions sur des choses que nous ne savons pas encore. La théorie étant ce qu’elle est (une théorie scientifique), ces prévisions se trouvent assez systématiquement confirmées, et la puissance de la théorie également. Les oppositions à la théorie de l’évolution sont encore une fois d’ordre idéologique, mais également religieuse. Il n’est pas étonnant de retrouver ainsi un antidarwinisme virulent chez les mêmes faucheurs volontaires (d’OGM) sévissant dans les années 90 et 2000 en France, pour qui le darwinisme, comme les biotechnologies, est un outil du capitalisme, mais également du racisme et de l’eugénisme, ce qui, nonobstant le non-sequitur, justifierait la négation du consensus scientifique à leur sujet, et leur rejet. Là encore, la réalité n’est acceptée qu’à l’aune de préférences idéologiques (ici aussi extrêmes que délirantes et obscurantistes). Mais il s’agit bien entendu également d’un déni religieux, dont les meilleurs représentants sont les milieux fondamentalistes évangéliques US. En France on a pu voir les tentatives du magnat du créationnisme anti-évolutionniste musulman (l’une des multiples versions du créationnisme), Harun Yahya, de faire entrer ce déni religieux dans les bibliothèques des écoles publiques par l’envoi gracieux de nombreuses copies de son Atlas de la Création. On a vu récemment comment d’autres milieux confessionnels pouvaient encore, de nos jours, agiter le même anti-darwinisme qui existait déjà au milieu du XIXe siècle (et qui était déjà parfaitement infondé). Aujourd’hui, les preuves de la théorie de l’évolution sont nombreuses, massives, indépendantes et convergentes. Le terme « théorie » ne fait que rendre compte de cette solidité.

Conclusionnage

Comme vous l’aurez remarqué, de nombreux mots apparaissent en bleu : ce sont des liens hypertextes sur lesquels je vous invite à cliquer. Tous renvoient vers des sources de seconde main, dont très souvent d’autres articles de ce blog. Dans ces liens, vous en trouverez d’autres, et vous pourrez ainsi remonter les sources sur les sujets qui vous intéressent particulièrement. C’est une sorte de méthode de l’entonnoir que je vous conseille d’employer afin de vérifier l’information : partez du général, et allez vers le particulier. Ainsi, de ce billet très général, vous arriverez à des billets plus poussés et techniques, qui renverront eux-mêmes à des études scientifiques. Il est important de ne pas croire sur parole une information, surtout si vous y avez été attiré de façon tout à fait mal honnête (comme c’est le cas ici), et de déployer un filtre intellectuel. Ce filtre n’est pas un frein à de nouvelles idées, mais doit vous aider à interroger la véracité des faits qui vous sont proposés et à ne pas être dupe sur les raisons pour lesquelles on vous les propose (programmes idéologiques / commerciaux, buzz, endoctrinement religieux…).

Appelons cela l’esprit critique.

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66 commentaires sur “Son mec ultra sexy lui demande de faire une sextape, sa réponse est juste incroyable…

  1. Merci pour ton boulot incroyable. Je lis une bonne partie de tes billets :).

    Pour les sujets liés au changement climatique (et à l’environnement en général), ma chaîne Youtube pourrait peut-être t’intéresser.
    N’hésites pas à me contacter :).

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  2. Putain t’abuse grave de mettre sur le même plan théorie de l’évolution, complotisme, réchauffement climatique vaccin et les OGM.
    Sur ce dernier point je m’insurge:
    Tu ne peux pas nier l’appauvrissement des propriétés nutritives de l’espèce modifiés quand tu augmentes le rendement en masse, de plus généralement les espèces hybridé à la main, ou en laboratoire (ogm) demande plus d’eau, épuise plus la terre, et perdent en qualité ce qu’elles gagnent en quantité, cette industrie est génératrice de nombreuses émission de CO2 et de l’appauvrissement des sols en ressources (terre cultivable, énergie fossile, eau.
    N’est pas mentionné non plus le risque pour les espèces modifiées si non-stérile de concurrencer et donc de menacer les espèces non OGM et donc mettre en danger la biodiversité.
    De plus le monopole de la vente des semences sert clairement à l’asphyxie les petits producteurs au profit des multinationales.
    Là je vais citer le site du gouvernement: http://www.ogm.gouv.qc.ca/sante_et_environnement/sante/risques_potentiels/sante_risques.html
    « Cependant l’ingestion de produits contenant des OGM ou issus des OGM a créé et crée toujours une incertitude sur la présence d’une substance indésirable qui pourrait présenter des dangers pour lui-même ou pour l’animal. Ce questionnement est normal du fait même que les recherches sur ce type d’OGM ont pour but de conférer aux plantes des résistances aux agents pathogènes et une tolérance à des herbicides spécifiques. Que produira sur notre organisme l’ingestion de tels produits »

    C’est comme pour le nucléaire, sans diaboliser, il faut se méfier et dénoncer les risques et demander leur encadrement face au lobby et à la pression financière, bien que la recherche doit être encouragé dans la perspective d’améliorer la vie de chacun.

    Bref je soupçonne dans ta position vis à vis des OGM un positionnement idéologique, c’est très courant ces derniers temps de se dire neutre et indépendant pour gagner en crédit.

    Aimé par 3 people

    • tout a fait d’accord, si l’ogm n’est pas forcement (j’ai des doutes) dangereux en lui même, il est conçu pour la plupart d’entre eux pour supporter des pesticides et des désherbants qui eux par contre sont clairement dangereux pour la santé et je ne parle pas du désastre pour les sols la biodiversité… Tu pourras me rétorquer que les cultures conventionnelles en utilisent aussi, mais avec les ogm on passe clairement a l’étape supérieur de ce système. Il y a des pas mal d’expérimentations qui vont dans le sens inverse avec des résultats équivalents ou supérieur en terme de productivité et qui n’utilisent pas de produits phytosanitaires ni d’ogm et qui ont le mérite de ne pas détruire les sols, d’assécher les nappes, tuer les abeilles, ruiner les agriculteurs, polluer les cours d’eau et ‘en plus donner des produits de qualiter

      http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2012/09/cultiver-sans-herbicides-possible-dit-linra.html

      Aimé par 2 people

    • Bonjour Théfumé.

      « Putain t’abuse grave de mettre sur le même plan théorie de l’évolution, complotisme, réchauffement climatique vaccin et les OGM. »

      Non.

      Le billet est même assez soft. Dans chaque cas, il s’agit de dénialisme scientifique. Bien souvent, le déni d’un ou de plusieurs de ces thèmes se retrouve dans un même mouvement militant. Notez qu’en France on fait cet anglicisme de « dénialisme » pour ne pas trop heurter les personnes concernées. Le véritable terme pour cela est « négationnisme ».

      « Là je vais citer le site du gouvernement: http://www.ogm.gouv.qc.ca/sante_et_environnement/sante/risques_potentiels/sante_risques.html
      « Cependant l’ingestion de produits contenant des OGM ou issus des OGM a créé et crée toujours une incertitude sur la présence d’une substance indésirable qui pourrait présenter des dangers pour lui-même ou pour l’animal. Ce questionnement est normal du fait même que les recherches sur ce type d’OGM ont pour but de conférer aux plantes des résistances aux agents pathogènes et une tolérance à des herbicides spécifiques. Que produira sur notre organisme l’ingestion de tels produits » »

      Lisons-nous bien la même page ? Moi je lis :

      ‘L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère que les aliments avec OGM présentent les mêmes risques pour la santé que les aliments classiques.’

      mais aussi :

      ‘L’OMS précise que les OGM présentement commercialisés ont subi toutes les évaluations de risques nécessaires avant leur commercialisation et qu’ils sont examinés plus soigneusement que les aliments traditionnels pour la recherche d’effets potentiels sur la santé et l’environnement.
      À ce jour, la consommation d’OGM n’a pas provoqué d’effets indésirables connus sur la santé.’

      ou encore :

      ‘Aucune étude scientifique rigoureuse n’a encore démontré que la consommation d’aliments avec OGM comportait plus de risques que la consommation d’aliments traditionnels’

      sans compter :

      ‘Les plantes GM ne sont pas nuisibles pour la santé humaine, ni pour l’environnement.’

      ça n’en finit plus :

      ‘Une équipe de chercheurs italiens a publié en 2013 une analyse de 1783 études sur la sécurité des cultures GM. Parmi celles-ci, 770 concernaient l’interaction des cultures GM avec l’humain et les animaux. Les documents répertoriés ont permis aux chercheurs d’établir que la recherche scientifique menée jusqu’ici n’a détecté aucun risque important lié à l’utilisation des cultures GM’

      Review italienne dont vous trouverez justement les résultats principaux ainsi que ceux d’autres reviews et méta analyses du même ordre dans ce billet :

      https://latheierecosmique.wordpress.com/2015/05/01/ogm-danger-les-preuves-scientifiques-2/

      Ce billet comporte toutes les réponses aux allégations semble-t-il infondées que vous faites dans votre commentaire, et qui sont exactement les mêmes que celles contenues dans _votre propre lien_. Le billet qui vous insurge comportait déjà ces liens utiles.

      Il y a un univers réel dehors. Il y a un consensus scientifique à son propos. Ce n’est quand même pas de ma faute.

      Accepter la réalité du consensus scientifique sur l’univers, indépendamment de mes préférences personnelles, ce n’est pas vraiment un signe de discours idéologiquement motivé. amha.

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      • Bon petit problème de lecture visiblement : quand je dis « conçu pour la plupart d’entre eux pour supporter des pesticides et des désherbants » la plupart signifie la grande majorité. 93% des surfaces plantées en soja, 85% de l’ensemble des surfaces dédiées au maïs et 75% de celles plantées en coton, au US en 2013, juste pour les variétés résistantes herbicides pour moi c’est la plupart.

        http://www.actu-environnement.com/ae/news/ogm-etats-unis-bilan-mais-soja-coton-20955.php4

        « les PGM résistants ont permis la réduction drastique de la pollution des sols et de l’air. » oui mais par rapport a quoi ? a l’agro-industrie sans ogm peut être. Celle-ci est déjà un désastre, alors savoir s’il y a un peu plus ou un peu moins de pesticide dans le sol avec des OGM n’est pas vraiment la question, la question c’est plutôt de savoir où est le sol fertile et ce qui le rend fertile. La réponse est dans le ruisseau pour le sol (érosion) et mort pour ce qui la rend fertile (microfaune, champignons, bactéries)
        Il faut vraiment être aveuglé pour croire que l’épandage massif d’herbicide et d’insecticide est bon pour la biodiversité. Mais si tu as un doute, plutôt que d’aller chercher tes argument sur internet, prend une bêche et fait un trou dans un grand champ de maïs en agriculture conventionnelle (chimique donc) même pas ogm, et amuses toi a compter les vers de terre et les insectes que tu y trouves. Tu verras qu’il n’y a pas grand-chose.

        En conclusion l’OGM est un faux problème, c’est l’agro-industrie le problème. Et comme de nouvelles solutions tout aussi productives se dessinent, je trouves ça stupide de prolonger un peu cette impasse avec les OGM, ca reste une impasse

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      • Bonjour Mugen,

        L’observation sur la part des PGM herbicide-résistants est-elle supposée démontrer quelque chose de précis ?

        Diminution par rapport aux pratiques antérieures à l’introduction de ces PGM oui. Cette diminution est tout sauf négligeable, comme vous pourrez le constater en vous référant aux liens proposés. Et oui, toute technologie combinée avec d’autres pratiques agronomiques permettant de réduire cet impact environnemental négatif me semble bonne à prendre. Ça ne veut absolument pas dire qu’on devrait s’en contenter. Si l’ingénierie génétique le permet (et c’est le cas), je ne vois pas de raison de la rejeter.

        Non, si je veux avoir une approche non biaisée de la chose, je ne vais pas faire un trou dans un champ, je vais bel et bien rechercher les méta-analyses et revues de la littérature scientifique sur internet, réflexe que je vous conseille d’avoir également. Cela me permettra d’avoir des données fiables sur tous les trous, dans tous les champs, pas seulement celui que j’aurai fait. La science sert justement à éviter ce genre de biais d’échantillonnage et d’observation.

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  3. Salut !
    J’ai cliqué parce que j’arrivais pas à croire qu’il y ait ce genre de c… ici !! J’étais prêt à vous avertir d’un piratage ou autre !!
    Bon, pendant que j’y suis, merci pour ce que vous faîtes ! 🙂
    Je prends rarement le temps de dénicher les supercheries scientifiques et autres, donc votre boulot est plus que bienvenu !!

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      • et bien ca démontre déja que les Poncifs n’étaient pas erronés comme tu l’as déclaré et ensuite que cette technologie sert a utiliser des herbicides pesticides violents, ce qui est une mauvaise démarche comme je l’ai déjà expliqué deux fois.
        Bonne lecture de meta-analyses, un conseil tout de même, renseignez vous plus auprès des professionnels qui expérimentent (sepp Holzer ou claude bourguignon par ex) ca vous donneras une vision beaucoup plus globale du pb je trouve que la vision des liens que vous m’avez envoyés manquent de hauteur et omettent ennormement de paramètres.

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    • Salut Thiloup,

      Oui, voir les écrits de René Riésel, ou de Bertrant Louart par exemple, dont certains numéros de la revue « Notes et morceaux choisis » sont disponibles sur le net (je ne peux techniquement pas les linker pour l’heure, mais c’est aisément trouvable). On peut y lire entre autres choses l’établissement de liens de causalités directs entre darwinisme, camps de concentration, et champs OGM par exemple…

      Tout cela est clairement synthétisé et référencé dans « Alterscience » de Alexandre Moatti que vous connaissez sans aucun doute, et que je vous recommande chaudement.

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      • cette lecture m’a permis de mieux saisir d’où venait clairement la défense en « oui, OK, pas de danger, mais c’est économique/politique !  » souvent adoptée par les militants anti que nous rencontrons sur fb et que nous avons tendance à leur concéder dans une sorte d’accommodationnisme un peu mou.

        Mis en vis à vis de son pendant antidarwinien, formulée dans les mêmes milieux ultra, selon la même logique, cette posture devient vraiment terrible.

        Mais je ne pense pas que la plupart des militants avec qui nous discutons le mesurent vraiment, ils sont plutôt dans une posture de fence-sitting par défaut, où cette défense viendra en dernier recours exactement comme un dieu bouche-trou.

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      • Alors ne faudrait-il pas écrire « Il n’est pas étonnant de retrouver ainsi un antidarwinisme virulent chez les faucheurs volontaires (d’OGM) René Riésel et Bertrant Louart sévissant dans les années 90 et 2000 en France. » ?

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      • Non, car déjà on ne poussera pas le grotesque à prétendre que ces personnes écrivent livres et revues à leur propre attention, et ensuite parce que je ne prétend pas connaître exhaustivement tous les leadeurs d’opinions de ce mouvement.

        De la même façon, je n’ai pas prétendu citer nommément les libéraux négateurs du RCA. Ce milieu n’en reste pas moins pétri de ce dénialisme scientifique. Et pas seulement, on y retrouve ici le darwinisme, non pas nié et rejeté, mais souvent déformé et réduit afin de soutenir une idéologie.

        Ce billet entend insister sur les foyers idéologiques des discours antiscience actuels, et leur étonnante convergence en dépit de leur éloignement philosophique, et non pas viser des personnes en particulier.

        In fine, le rejet et le dénialisme ani-OGM relève exactement du même raisonnement idéologique rejetant la réalité que le dénialisme anti-darwinien. Et c’est en cela qu’il n’est pas étonnant de les retrouver côte à côte.

        Ce constat est propice à créer de la dissonance cognitive, je suis bien d’accord.

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      • ???quelles allégations? qu’un pgm conçu pour être résistant aux herbicides est destiné a une agriculture utilisant des herbicides? ca parait évident non?
        Donc quand la question vous ennuie et vous pousse allez voir autre chose que vos liens vous répondez a coté en guise d’esquive visiblement vous n’aimez pas être attiré sur un terrain que vous n’avez pas choisi. je vous laisse parler de sujet convenus entre gens qui sont déjà d’accord alors alors. Je n’ai rien a faire ici.

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      • (merci d’essayer de ne pas commenter systématiquement dans un fil de discussion qui n’a rien à voir).

        Non, ça c’est un truisme. Du coup, je peux vous reposer la même question : qu’est ce que cela est supposé soutenir ?

        Partez ou restez, mais si vous restez, je vous propose de ne pas partir du principe que vous pouvez de facto, par le biais d’internet et de pseudonyme, vous permettre une attitude que vous ne vous permettriez probablement pas dans la vie réelle, comme l’expression de jugements de valeur et d’exclusion que vous portez dans votre dernier message.

        Si vous avez des arguments à faire valoir, aucun problème pour que vous les exposiez. S’ils ne font pas sens, attendez-vous cependant à ce qu’ils soient challengés.

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  4. Bonjour,
    en fait c’est marrant, a lire cet article on dirait qu’on est doublement manipulé, sous pretexte qu’on nous aide à ne plus l’être, on glisse l’article sur les OGM , et on oublie qu’on a le droit tout simplement de refuser une science , meme si elle se veut avoir toutes les vertues, je reclame le droit d’avoir un sens critique alimenté par le feeling, pas appuyé sur des rapports, des calculs etc …

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    • C’est un peu un oxymore alors, on est tellement bourré de biais et de sophismes que votre sens critique basé sur ça il n’existe pas, vous ne savez pas ce que c’est la science et c’est exactement ce qu’il est expliqué : on ignore beaucoup de choses sur ce sujet. Il existe déjà des articles en ligne, vous irez vérifier.

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    • Si je traduis votre commentaire, vous voulez faire avaler l’idée que vos « impressions » ont plus de valeurs que des faits vérifiables ?
      Désolé de vous décevoir, mais la science – et par extension le monde réel – ne fonctionnent pas comme ça.

      Libre à vous de fermer les yeux et de vous boucher les oreilles si une science met à mal votre vision du monde (même si personnellement, j’y vois plus une tentative désespérée d’élever une ignorance crasse au dessus du savoir humain).

      La science s’intéresse uniquement aux faits ; elle n’en a rien à faire de votre « feeling ».

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    • « on oublie qu’on a le droit tout simplement de refuser une science , meme si elle se veut avoir toutes les vertues, je reclame le droit d’avoir un sens critique alimenté par le feeling, pas appuyé sur des rapports, des calculs etc … »
      Un peu comme le « D Betterave » en Afrique du Sud, qui refusait « une science » (la recherche sur le SIDA) ?

      C’est beau le « sens critique » et le « feeling ».

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    • Bonjour Franck,

      Votre commentaire a en effet de quoi laisser dubitatifs vos contradicteurs.

      Ces derniers siècles, nous avons inventé la science moderne guidée par la démarche scientifique. Celle-ci vise à acquérir de la manière la plus fiable possible des connaissances sur le monde qui nous entoure, notamment en s’affranchissant des choix arbitraires, des perceptions biaisées (le feeling par exemple), biais d’échantillonnage et autres biais cognitifs.

      Ce que vous revendiquez, c’est en fait le droit de rejeter arbitrairement cette méthode tendant à la fiabilité au profit d’une méthode non fiable. Ce sont les « rapports » exhaustifs et l’abstraction mathématique qui permettent cette fiabilité, et non pas le feeling complètement biaisé d’individus isolés.

      Comprenez que cette revendication puisse surprendre dans une discussion où l’on parle évaluation des risques, santé publique, alimentation…

      Au final, sur quels critères vous basez-vous pour accepter une science et en refuser une autre ? J’imagine que vous acceptez les sciences de l’évolution ? Sur quels critères faites-vous cette démarcation avec les sciences pour lesquelles vous revendiquez ce « droit au rejet » ?

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  5. et ben, moi qui laisse la part au doute encore pour chacun de ces points, je devrais en avoir du boulot pour me conformer à ton opinion… je reste donc sur ma position, une part doit être vraie, une part doit être fausse… et en fait je crois que personne ne peut vraiment savoir honnêtement

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    • Salut echapfr,

      Justement, il ne s’agit pas ici d’opinion. Le doute doit être raisonnable et conditionné par les preuves disponibles.

      Dans ces cas là, il y a un consensus scientifique, indépendamment de mes opinions personnelles.

      C’est le but de la démarche scientifique que de « vraiment savoir ». On met en place des protocoles, on suit une méthodologie, on s’affranchit de nos propres biais et biais d’observation.

      Il y a un univers et une réalité observable qui existent indépendamment de nous, de nos opinions, et de notre existence. La démarche scientifique consiste à établir des connaissances fiables sur cette réalité observable.

      Or, les connaissances que nous avons à propos de ces différents thèmes sont extrêmement fiables.

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      • Le consensus scientifique n’est pas la vérité : il est correspond à une perception du réel en attente d’être réfutée. Ta méthode sournoise est de simplifier les critiques de tes adversaires (par exemple sur la dénonciation de l’agro-industrie dont les OGM sont un élément et non l’essence) et ensuite de les renvoyer au « consensus » ou aux « méta-analyses » souvent d’ailleurs bien plus prudentes dans leurs conclusions que tu ne l’est.

        Enfin, j’ajouterai que ta stratégie de communication est fort mauvaise en prônant un conflit frontal avec « les complotistes/illuminés/(mettre n’importe quel mot repoussoir) », plutôt qu’un effort de pédagogie. Les gens n’aiment pas être traités d’idiots. Fait une recherche Google Scholar sur le sujet si tu n’arrives pas à t’en rendre compte.

        A propos de l’agriculture, j’aimerais bien que tu traites un mythe bien répandu dans le monde des ingénieurs agronomes : « Une agriculture sans pesticide n’est pas rentable et ne permet pas une productivité suffisante pour nourrir la population ».

        Population qui ne connait que la technique et très peu la science au passage. Le fait que la chaire de microbiologie des sols ait été supprimée en France est représentatif de cette dérive de l’agronomie française, où la technique remplace la science. Lorsque les problèmes créés par les solutions techniques initialement proposées (ex : abattage des haies pour augmenter la productivité => érosion du sol et perte de fertilité et de la biodiversité), on propose de nouvelles solutions techniques (engrais chimiques pour compenser la baisse de la fertilité, pesticides pour faire disparaître les espèces qui étaient régulées par la biodiversité). Relis le mythe de Dédale, l’homme n’a pas changé depuis 2000 ans.

        Dans ce cas, ton approche positive des solutions actuelles est en faillite (ex : les cultures OGM sont moins polluantes que les cultures classiques). Il faut reprendre l’étude des fondamentaux (systèmes naturels non anthropisés) afin d’en extraire une approche normative plus respectueuse des principes scientifiques et des enjeux globaux de l’agriculture. La permaculture s’inscrit dans cette démarche et a des résultats très probants.

        Vu que c’est la mode de citer des sources : http://www.fermedubec.com/publications.aspx

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      • Des exemples? Bien sûr que j’en ai. Le terrorisme par exemple, en voilà un sujet qui nous est sans cesse ressassé depuis des années.
        Connaissez-vous GLADIO? Si oui mettez cela en lien avec notre quotidien, si non alors je vous encourage à allez voir de quoi il en retournait.
        Mais nous pouvons parler d’autre chose si vous le désirez.

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  6. Pour ma part c’est la partie sur les OGM qui m’interpelle. L’idée que les OGM soient dangereux ou pas pour la santé ne sera confirmée qu’avec le temps de la même manière que l’on a su que le tabac était mauvais, etc… L’une des question qui se pose sur les OGM est n’est-il pas « mauvais » pour l’écosystème de façon générale dans le sens où comme tout type de plante (par exemple le maïs) la plante est polliniser et donc son ADN peut éventuellement par différents moyen de pollinisation (entomophilie, anémophilie ou encore hydrophilie) être apporter sur d’autres types de plante. Sachant que pour le maïs, on lui apporte une modification de telle sorte qu’il soit résistant au glyphosate. De cette manière, d’autres types de plante par fécondation peuvent devenir résistant eux-même. Ce qui, toujours sur le très long terme, apporterais une « ultra-résistance » des plantes et après on ne peut imaginer ce qui pourrait se passer seulement en le voyant plus tard. Quand on voit que la nature a repris le dessus dans la zone de Tchernobyl, on sait qui gagnera dans tout les cas !

    Pour ma part, ceci est une piste de réflexion et non une opinion arrêté et j’apprécierais d’autre idées à ce propos. Bonne soirée!

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    • Salut Jenni LC,

      Il faut savoir que les OGM sont massivement cultivés depuis 20 ans, et que la recherche à leur propos a débuté bien avant cela.

      Aujourd’hui le consensus scientifique sur leur danger potentiel est non seulement porté par des milliers d’études indépendantes les unes des autres sur plusieurs décennies, mais également un très grand recul temporel post introduction.

      Peut-être trouverez-vous certaines réponses à vos interrogations dans ce billet :

      https://latheierecosmique.wordpress.com/2015/05/01/ogm-danger-les-preuves-scientifiques-2/

      Dont voici un extrait illustratif :

      « Le nombre de repas consommés par des animaux nourris aux OGM depuis leur introduction il y a 20 ans, avoisine les deux trillions (soient 2 000 000 000 000 000 000, soient deux milliards de milliards, soient deux millions de millions de millions de repas). Ces données observationnelles absolument gigantesques, en plus des données expérimentales, n’ont jamais donné lieu à la moindre preuve de danger représenté par les OGM mis sur le marché. Sur les 9 milliards d’animaux d’élevage destinés à l’alimentation produits annuellement aux USA et suivis sur la période 1983-2011, strictement aucune différence n’a jamais été observée à partir de l’introduction des PGM dans l’alimentation de ces animaux en 1996, soient plus de 100 milliards de bêtes élevées depuis cette introduction et nourries à 95% d’OGM. Il est notable que la moindre crise épidémique apparue à la suite de l’introduction des OGM aurait immédiatement été détectée. Dans un tel scénario, les bêtes tomberaient malades à travers le monde par centaines de milliers. Il suffit de voir l’effet des épizooties infectieuses pour se rendre compte de ce que devrait être le moindre signal épidémique. Les données expérimentales de toutes sortes, dont de nombreuses études sur la toxicité à long terme (de 110 à 728 jours, jusqu’à 10 générations), n’ont pas montré de signes d’impact sur la santé des animaux ni de différence dans la valeur nutritive de cette alimentation en comparaison de leur équivalent non OGM. »

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  7. Bonjour, Merci pour cet article. Harun Yahya et son organisation turque ne promeuvent pas dans le monde des positions créationnistes de type intelligent design (dessein intelligent) mais bel et bien un créationnisme anti-évolutionniste qui se présente comme étant scientifique, de type Terre ancienne (car il accepte l’ancienneté de la Terre). Je renvoie à notre enquête sur les créationnismes (BELIN) pour plus d’infos (www.tazius.fr/les-creationnismes).

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  8. Les OGM ne sont peut-être pas dangereux en eux même, mais les lobbies qui l’accompagnent eux le sont. Déjà que l’on a pas le droit de vendre n’importe quel type de semence si elle n’est pas inscrite dans un catalogue officiel. On verra bien vite que ce sont qui ont le plus de poids (et dans notre monde, cela équivaut régulièrement à plus de fric) qui auront leurs semences officialisées sans problème.
    On aura donc droit à de grands champs de monoculture OGM qui produiront en masse un produit unique à un coût dérisoire.
    Et non, la monocuture de masse ce n’est pas bon, cela ne favorise pas la biodiversité. Il faut de tout pour faire un monde et je veux bien des OGM mais à faible dose. Malheureusement, le but des OGM est justement de pouvoir sélectionner un seul type et l’implanter partout pour une réduction des coûts de production.

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    • Bonjour.

      Déplacement habituel des goals.

      Le lobbying ne change rien au consensus scientifique. Comme le lobbying des pétroliers n’a jamais changé le consensus scientifique sur le RCA, pas plus que celui des cigarettiers n’a changé celui sur le tabagisme. Indépendamment des tentatives de chacun.

      Il semble que le lobbying, qu’il s’agisse des firmes de GE, ou du bio, ne déroge pas à la règle.

      Vous parlez de monoculture. Là encore, vous déplacez les goals. Il ne vous aura pas échappé que ce billet ne parle pas de monoculture, et les technologies de GE n’y sont pas limitées, pas plus qu’elles n’y sont réductibles.

      Et non, « les OGM » n’ont collectivement pas de « but ». Connaissez-vous la diversité actuelle des PGM ? plantes biofortifiées / réduction de toxicité / préservation d’espèces menacées / résistance aux milieux extrêmes / propriétés organoleptiques augmentées / … / … ?

      En somme, vous réagissez sur les OGM, mais sans parler d’OGM.

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      • RCA = réchauffement climatique atropique ?
        « Le lobbying ne change rien au consensus scientifique » peut-être, le retarde t-il simplement…

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      • RCA = Réchauffement Climatique Anthropique.

        Je ne sais pas, à moins que vous définissiez ce que vous appelez vous « consensus scientifique », que vous mettiez en évidence le phénomène, le mesuriez, et mettiez en évidence claire un lien de corrélation solide, sinon de causalité entre lobbying et consensus scientifique.

        Autrement que par des suggestions, s’entend.

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      • « pas plus que celui des cigarettiers n’a changé celui sur le tabagisme.  » L’étude des documents secrets produits par l’industrie du tabac américaine durant les années 50-80 révèlent que tous les moyens ont été utilisé pour retarder la prise de conscience des pouvoirs publics américains que tabac=cancer du poumon. Parmi ces moyens : il y a le financements d’études scientifiques qui on permis de retarder les mesures de préventions en maintenant le doute le plus longtemps possible sur les dangers du tabac.
        http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/25/les-conspirateurs-du-tabac_1647738_3224.html

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  9. Il manque un aspect très important à ces articles : le financement des études. Aujourd’hui, ce sont les grands groupes industriels qui financent les études. Croyez-vous qu’ils vont financer des études pouvant remettre en cause leurs choix?
    Je pense évidemment aux OGM, mais de nombreux commentaires ont déjà été postés. Je pense aussi aux vaccins : si certains vaccins, déjà anciens, ont fait leurs preuves, d’autres plus récents ne font pas l’unanimité. Rappelez-vous du scandale du vaccin contre la grippe H1N1.

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    • Bonjour Véronique Bichon,

      Il serait mensonger de faire croire que le consensus scientifique est financé par « les grands groupes industriels ». La recherche privée participe à l’établissement de ce consensus, mais n’en est pas maîtresse, et est balancée par la recherche publique.

      Dans les commentaires ci-dessus, vous trouverez des publications faisant le point sur ce consensus, en se basant notamment sur des reviews et méta-analyses de chercheurs publics.

      Il faudra définir ce que vous entendez par « faire l’unanimité », car cela n’a pas grand sens d’un point de vue scientifique.

      Le vaccin H1N1 remet-t-il en cause ce qui est dit dans ce billet ?

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  10. Est-il cependant mensonger de dire que le consensus scientifique est financé en partie par de grands groupes industriels » ?
    On pourrait aussi se poser la question, qui finance la recherche publique ? On pourra peut-être trouver un début de réponse ici http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid56386/qui-finance-la-recherche.html
    Dont voici un extrait :
    « Les laboratoires de recherche publics sont en partie financés par les crédits budgétaires des universités, des organismes de recherche publics et des agences de financement, dont l’Agence nationale de la recherche (A.N.R.). Ils bénéficient d’autres dotations provenant des Régions françaises, des associations caritatives, de l’industrie et de l’Europe. »

    Il apparaît donc que les laboratoires français de recherche publics peuvent être financés par des industries (j’imagine qu’elles peuvent être privées ou publics).

    Y’a t’il un moyen de savoir dans toutes ces études la part de financement réellement publique et privée?

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    • Je ne sais pas, car je ne suis pas certain de ce que vous appelez « consensus scientifique ».

      Les financements des études sont normalement explicitement connus, bien que parfois certains chercheurs « oublient » de le mentionner, comme on peut le voir au CRIIGEN par exemple.

      Tout cela change-t-il quoi que ce soit aux constats faits précédemment ?

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      • Je ne suis pas certain non plus de ce que vous appelez « consensus scientifique ». Pour tout dire c’est en vous lisant que j’ai découvert ce terme.

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      • [J’ajoute la réponse que j’avais laissée en brouillon en complément de celle tout à fait pertinente de Thiloup]

        Ok pas de problème.

        Le consensus scientifique qualifie l’état des connaissances admises sur un sujet par la communauté scientifique.

        Cela ne représente pas une unanimité des voix des scientifiques en tant que personnes sur un sujet, mais la direction pointée par toutes les preuves disponibles à un moment donné, et analysées selon leur solidité. Cela ne représente pas non plus les décisions politiques et les commentaires médiatiques à propos des mêmes sujets.

        Cette analyse passe par plusieurs types de publications : des revues de la littérature, qui consistent à passer à revue toutes les publications disponibles sur un sujet, et les méta-analyses qui consistent à analyser communément toutes les données contenues dans cette littérature.

        Bien entendu, tous les sujets ne sont pas consensuels, c’est à dire que tous les sujets ne présentent pas suffisamment de preuves allant dans la même direction pour permettre de trancher à leur propos.

        Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que ce consensus est basé sur la démarche scientifique, qui est une entreprise collective durement auto-critique, où seules les preuves comptent. C’est à dire que sur des tas de domaines de recherche, ce sont des centaines de milliers de scientifiques à travers le monde qui travaillent en même temps dessus, sans qu’ils se connaissent, sans qu’ils aient le moindre lien entre eux. Ils peuvent ainsi aisément répliquer le travail des autres, et le publier à leur tour. A défaut, ils peuvent le critiquer.

        Lorsque tous ces chercheurs sans liens trouvent globalement tous des résultats convergents dans un domaine, on peut parler de consensus.

        Ce sont tous leurs travaux, bons, mauvais, financés par le contribuable ou des firmes privées, qui sont pris en compte dans le processus d’analyse et de revue des preuves.

        La lecture de ces publications permet de connaître l’état de l’art sur une question, et de savoir s’il y a consensus scientifique.

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    • Diafoirus : Un consensus scientifique n’est pas l’unanimité, il s’agit de la convergence de centaines à des milliers d’études vers la même tendance/résultat. Ainsi le RCA aura 97% d’études convergentes vers lui. Idem pour les variétés OGM existantes (pas LES OGMS car ce terme n’est pas définissable), idem pour l’efficacité des vaccins et pour le non danger des vaccins existants. A chaque question scientifique, il y aura un consensus une fois qu’on aura suffisamment de données ,de répétitions. La reproductibilité est ici l’edifice de la méthode scientifique auquel on ajoute la référence aux publications de ses pairs, de leur critique, de la reproduction de leurs protocoles, de la relecture par d’autres spécialistes et de la validation de ses résultats au niveau international… Ce n’est donc pas un ensemble d’opinions de chercheurs et l’erreur est humaine, 4% de chercheurs qui n’ont pas trouvé le résultat du consensus peuvent se tromper. l ne s’agit donc pas de présenter un false balance en disant : « ce scientifique est opposé au consensus », ce n’est pas un débat d’opinions. Pour votre question sur le financement : l’INRA c’est 3% financé par le privé, et c’est l’ANR surtout qui a ces partenariats. C’est consultable en ligne donc c’est majoritairement public. Enfin, on est sur des publications scientifiques donc ce financement est obligatoirement indiqué ainsi que d’éventuels conflits d’intérêts (la revue peut l’obliger comme elle l’a fait avec le CRIIGEN). Cela vous permet de juger déjà et d’être plus pointilleux sur le résultat en cas de financement privé. Et il faut ensuite consulter préférentiellement des méta analyses, voir les autres publications sur le sujet afin de comparer, bien entendu si c’est ensuite reproduit ce sera tout autant valable. L’argument des lobbys est un slogan, mais seul la validité scientifique compte et si on sait les financements indiqués alors à nous d’êTRe vigilant. Par ailleurs, une industrie publie rarement ses résultats pour le secret industriel donc ça reste rare des études super financées par le privé. Le lobby du tabac paye plutot des faiseurs d’opinion ou des scientifiques qui vont agir dans les instances de régulation (plus petits groupes donc influençables), mais JAMAIS il ne peut bouger le consensus scientifique. Celui sur le tabac date de 1910… Vous voyez bien qu’il y a souvent un décalage entre les propos des politiques et la réalité scientifique, à ce niveau vous avez aussi bien les lobbys écologistes qui agissent comme les industriels… C’est la partie règlementation. Aussi, quand on lit une étude il faut voir aussi son objet : si elle cherche à remettre en cause consensus scientifique là va falloir qu’elle les ai les bons arguments et l’indication du financement privé peut être un atout pour faire le tri. C’est le cas de COCA COLA avec la négation de l’effet supérieur de l’alimentation/boissons sucrées sur l’obésité par rapport à l’exercice physique (celui-ci étant finalement stable depuis 50 ans…). Par contre, si c’est de la recherche privée qui contribue à la connaissance (certaines font aussi de la recherche fondamentale comme L’OREAL), là il n’y a pas de raison de refuser son étude si elle est scientifiquement solide. Il faut donc toujours être critique et on peut classer l’argument des lobbys comme un sophisme.

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  11. Du coup pour la réalité 2 « les OGM sont extrêmement étudiés et contrôlés sur tous les plans : santé humaine, santé animale, risque environnemental… »
    Avec l’éclairage de Thiloup je remplacerais « Les OGM » par « Les variétés OGM existantes ».
    De plus j’enlèverai « extrêmement » et « tous les plans »
    CE qui donnerais « Les variétés OGM existantes sont étudiés et contrôlés sur les plans de la santé humaine, santé animale, risque environnemental… »

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    • Non je ne crois pas que cela soit justifié. C’est un truisme : bien sûr que ce sont les variétés existantes qui sont contrôlées. Pas celles qui n’existent pas.

      « Extrêmement » n’est pas de trop. C’est un fait : les technologies de GE et leurs produits sont en effet extrêmement contrôlés. Ce sont en fait à ma connaissance les seuls aliments à être contrôlés avec une rigueur comparable à celle des médicaments. A voir avec Thiloup.

      Si vous trouvez des plans [de risques] (connus actuellement) qui ne soient pas étudiés, n’hésitez pas à le signaler.

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  12. J’aimerai aussi que l’on m’explique ce que sont : l’écologie profonde, l’écologie dissidente, l’ultra-gauche, une posture idéologique rétrograde (y’a-til des postures idéologiques visionnaires ou « progrades »))

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  13. écologie profonde :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cologie_profonde

    ultragauche :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ultragauche

    écologie dissidente :

    c’est un terme que je forge pour l’occasion de ce billet, directement inspiré de ce type de mouvance :

    https://www.facebook.com/pages/%C3%89cologie-dissidente/1432681823649118

    d’accointance traditionaliste, fortement inspirée de la nébuleuse de la « dissidence » sur le web, regroupant notamment tout ce qui se qualifie de « médias de réinformation ».

    Je ne sais pas s’il y a des postures idéologiques « visionnaires » ou « progrades », quoi que cela puisse vouloir dire. Quelque chose n’a pas forcément besoin d’être défini par antinomie pour être compréhensible.

    Une idéologie :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Id%C3%A9ologie

    Rétrograde :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9trograde

    Dans ce billet, il s’agira donc de corpus d’idées préétablies, imprégnés de croyances et élevés en doctrines servant de grille de lecture à la réalité, et caractérisés par leur opposition aux connaissances apportées par la science moderne en prônant souvent le retour à des conceptions dépassées ou erronées de cette science et de ce qu’elle nous apprend de la réalité.

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    • Bonjour,

      Pour commencer, je suis heureux de ne pas être inclus dans l’ultra-gauche (Wikipédia reprend ce que certains appellent au sein de la gauche radicale le « gauchisme »).

      Sur les OGM : Leur implantation a eu lieu dans un contexte d’agriculture utilisant pesticides et herbicides à tout va, qui n’est donc pas spécifique aux OGM (là-dessus je vous rejoint).

      J’ai toujours eu un avis mesuré sur les OGM (j’ai eu des cours dessus à l’université). Je pense qu’il peut y avoir une bonne et une mauvaise utilisation des OGM comme n’importe quelle technologie.

      Mauvaise utilisation : rendre les plants résistants aux herbicides pour toujours asperger les champs. 80% des PGM actuelles profite aux multinationales comme Mosanto qui vend à la fois les plants et l’herbicide. On poursuit l’agriculture intensive…

      Bonne utilisation : résistance à la sécheresse par exemple, une minorité d’OGM mais ce sont ceux qui montre la véritable utilité des biotechnologies.

      J’ai vu également que l’on pourrait produire des médicaments avec des PGM, où ça en est ?

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  14. Quelle patience et quel travail ! Bravo Plasmodium. Il n’y a rien à enlever à cet article. A consommer sans modération.

    Par rapports aux commentateurs souvent sincères qui arrivent en disant que pour l’évolution, la vaccination, le réchauffement climatique d’accord, mais les OGM … pas d’accord car BLA, BLA (<= Insérer ici un sophisme ou une affirmation gratuite), moi, j'ai une petite méthode.

    Je donne le lien vers cette page :
    http://www.agro.basf.fr/agroportal/fr/fr/cultures/inv_le_mais/herbicides_mais/les_solutions_foliaires_du_mais_1/Duo_system.html

    C'est une page promotionnelle pour un maïs développé par BASF (une multinationale des semences et des pesticides chimiques). Ce maïs tolère un herbicide vendu par BASF (Stratos Ultra, registered bien sûr). Bien entendu, il est méga-protégé de tous les cotés (registered et Certificat d'obtention végétale de 25 ans) et impossibilité de resemer sa récolte (car hybride F1).

    Et, il a été obtenu par croisement. Je cite : "La tolérance des maïs DUO System® est le fruit d’une mutation spontanée découverte dans les années 1980. Cette propriété a ensuite été introduite dans les hybrides de maïs par des méthodes classiques de sélection (rétro-croisements successifs).".

    Ce n'est donc PAS un OGM, il ne fait donc l'objet d'aucun étiquetage, il n'a PAS subi de tests de toxicité chronique sur animaux ni de test d'équivalence en substance et il est cultivé en France.

    Avec cet exemple, les gens devraient comprendre que ni la tolérance aux herbicides, ni les lois concernant la protection intellectuelle (brevets) ne sont spécifiques aux OGM.

    Après, on peut-être contre l'emploi d'herbicides et on peut être contre la protection intellectuelle des variétés végétales, mais la logique voudrait qu'on le soit ni plus ni moins pour les OGM que pour les NON-OGM.

    Etre opposé aux OGM à cause des brevets ou à cause de l'emploi des herbicides ou à cause des multinationales, c'est exactement comme être opposé aux voitures vertes à cause de la pollution. Il suffit de faire remarquer que les voitures bleues ou rouges polluent autant que les vertes pour que l'argument tombe.

    Il y a aussi ceux qui sortent l'argument qu'avec les OGM, on ne sait pas bien ce qu'on fait. On "bidouille" le génome sans connaître vraiment les conséquences. Ceux-là, je les envoie sur cette page :
    https://mvd.iaea.org/#!Search
    C'est une base de donnée listant plus de 3000 variétés de plantes cultivables créées par mutagenèse depuis les années 1950. Bien sûr, c'est très incomplet : c'est un tout petit échantillon des variétés créées par mutagenèse depuis la seconde guerre mondiale. L'intérêt, c'est de constater que l'on "bidouille" le génome des plantes depuis longtemps. En plus, la mutagénèse, dans le genre "bidouillage", c'est plutôt violent. Beaucoup plus brutal et aléatoire que la transgenèse. En fait, la mutagénèse, c'est ce qu'il y a de pire dans le genre "Bidouillons le génome sans connaître les conséquences". Mais les plantes mutées inondent le marché mondial depuis 70 ans sans être étiquetées, sans être soumises à des test de toxicité chronique sur animaux, sans test d'équivalence en substance. Chacun de nous en consomme quotidiennement !

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  15. Merci pour cet excellent article très instructif. Les commentaires et vos réponses le sont encore plus.
    Comment faites vous pour enchaîner tant de réponses ciselées, sans animosité ( ou presque ; ) ) !!???

    La theorie du complot à « géométrie variable » reste un mystère pour moi : comment les pourfendeurs du big pharma et autre Monsanto peuvent ils rejeter la science ou la convoquer au gré des idéologies à défendre ?
    Illogique ou malhonnête, on est en droit de se poser la question…

    Merci pour ce combat difficile mais salutaire (sanitaire ? )

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  16. Notons quand même que dans les années 90, il n’y avait AUCUN consensus scientifique sur l’innocuité des OGMs cultivés puisqu’on ne savait quasiment rien sur eux. Ce qui n’a pas empêché les pro-OGMs de s’asseoir sur les dangers potentiels et nous imposer tout ça. Les faucheurs avaient donc raison de faire ce qu’ils ont fait à cette époque. Le principe de précaution est constitutionnel en France.

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    • Même en 1990, la transgenèse n’avait aucune raison de présenter davantage de risque que la mutagénèse ou la fusion somatique utilisées depuis le début du 20ième siècle pour créer des variétés de plantes cultivables. Donc, non, même dans les années 90, il n’y avait aucune raison de craindre que les plantes transgénique « affectent de manière grave et irréversible l’environnement » comme l’exige le principe de précaution.

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  17. Tu ne m’enfumeras pas. La mutagenèse n’est pas du franchissement de barrière d’espèces. Donc, c’est malhonnête de m’opposer cela. La fusion somatique, oui c’est du franchissement, mais entre espèces extrêmement proches. Rien à voir avec l’insertion d’un gène bactérien et d’un ou deux gènes de résistance aux antibiotiques. La vérité est que personne ne savait ce que ça allait donner.

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    • La mutagenèse aléatoire créée des gènes inédits, qui n’existent dans aucune espèce vivante. Il s’agit donc d’ajouter dans des plantes des gènes entièrement nouveaux, qui n’ont jamais été étudiés par l’homme auparavant, qu’on a encore jamais vu s’exprimer dans aucune espèce vivante. Pour se faire peur, on pourrait dire que ce sont des gènes « alien ».

      Tu dis à propos de la transgenèse que « personne ne savait ce que ça allait donner ». Je te fais juste remarquer qu’avec les anciennes techniques utilisées depuis un siècle (mutagenèse, fusion somatique), on savait encore moins ce que ça allait donner. Avec la transgenèse, vu qu’on transfère seulement quelques gènes qu’on a étudié auparavant, on sait un peu mieux ce qu’on fait. Attention, je n’ai pas dit qu’on sait anticiper toutes les conséquences (on en est loin). J’ai juste dit qu’on sait mieux qu’avec les anciennes techniques.

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  18. […] De fait, on croit souvent intuitivement que le niveau d’éducation est systématiquement corrélé à l’acceptation de la démarche et des faits scientifiques, et on arrive ainsi plus ou moins subtilement à la conclusion que les croyances irrationnelles et le rejet de science sont l’apanage des gens les moins instruits et qu’on ne saurait voir de telles postures défendues par des personnes disposant d’une très haute éducation scientifique. Ben Carson, candidat républicain aux dernières élections présidentielles US, était un bon exemple de cette différence entre intuition et réalité à ce propos. Pour de nombreux et percutants exemples plus proches de nous (i.e. les francophones européens qui lisent majoritairement ce blog), de négation de science par des personnes issues de formations scientifiques très poussées, et souvent pour des motivations religieuses, je vous conseille fortement la lecture d’Alterscience [1] ainsi que de Islam et science, antagonismes contempotains, [2] tous deux d’Alexandre Moatti (Alterscience dont j’avais pioché certains exemples pour écrire le plus fameux billet de ce blog). […]

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