Vaccin anti grippe : la vérité qu’on vous cache !!!! (3700 mots / ~15mins)

BIG PHARMA, INFLUENZA, MERCURE, FORMALDEHYDE, INDUSTRIE, ANTI-GEL, MENSONGES, VERITE, MYTHES, SKEPTIC CORSAIRS, PROPAGANDE !!!!!

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La politique de santé publique traverse une crise de confiance. Soutenu par une défiance grandissante à l’égard des élites, le peuple, dans sa sagesse collective, n’hésite pas à s’emparer des mythes vaccinaux pour mettre à bas la science des technocrates ayant abandonné depuis longtemps le goût du sain et du naturel. Alors que la bataille de la communication semble en très nette défaveur de l’information sérieuse aussi bien dans les médias mainstreams que sur le net en ce qui concerne les sciences, la santé et l’environnement, tentons, sans crier gare, de faire un sort à ces mythes depuis trop longtemps entretenus.

Ci-après, un résumé lapidaire suivi des explications plus détaillées. La liste est tirée du blog Red Wine & Apple Sauce.



Feu !

Mythe 1 : Le vaccin ne marche pas.

Réalité : Si, le vaccin marche. Il réduit les risques de morbi-mortalité liés à la grippe.

Mythe 2 : Vous n’avez pas besoin du vaccin cette année si vous l’avez déjà pris l’année dernière.

Réalité : Vous avez besoin du vaccin chaque année.

Mythe 3 : Le vaccin contre la grippe peut tuer.

Réalité : Aucun décès causé par le vaccin n’a jamais été attesté.

Mythe 4 : La mortalité de la grippe est très exagérée.

Réalité : Rien qu’en France, des milliers de personnes en meurent chaque année.

Mythe 5 : Le vaccin contre la grippe donne la grippe.

Réalité : Le vaccin contre la grippe ne peut pas donner la grippe.

Mythe 6 : Le vaccin contre la grippe contient du formaldéhyde, du mercure et même de l’anti-gel.

Réalité : Les composants du vaccin ne sont pas dangereux.

Mythe 7 : Le vaccin contre la grippe est mauvais pour les femmes enceintes.

Réalité : Non.

Mythe 8 : Le vaccin contre la grippe peut causer Alzheimer.

Réalité : Il n’y a aucun lien entre le vaccin et Alzheimer.

Mythe 9 : Big Pharma se fait des baboules en or massif avec le vaccin.

Réalité : Pour vous ou moi, oui. Pour eux, c’est moins évident.

Mythe 10 : Le vaccin contre la grippe ne marche pas pour les enfants.

Réalité : Si, le vaccin marche pour les enfants. Il réduit leur risque de morbi-mortalité.

Mythe 11 : Le vaccin contre la grippe provoque la pneumonie ou d’autres maladies infectieuses.

Réalité : Non, le vaccin réduit les risques de pneumonie et d’autres maladies.

Mythe 12 : Le vaccin contre la grippe est mauvais pour les enfants.

Réalité : Le vaccin ne présente aucun danger pour les enfants de 6 mois et plus.

Mythe 13 : Le vaccin contre la grippe peut causer des troubles cardio-vasculaires.

Réalité : Non.

Mythe 14 : Le vaccin contre la grippe affaiblit le système immunitaire.

Réalité : Non, il le renforce contre la grippe.

Mythe 15 : Le vaccin cause le syndrome de Guillain Barré.

Réalité : La grippe a plus de chance de provoquer le syndrome que le vaccin.

Mythe 16 : Le vaccin contre la grippe cause des troubles neurologiques.

Réalité : Les risques sont infinitésimaux contrairement aux risques de la grippe.

Mythe 17 : La grippe n’est pas une maladie grave et les gens se remettent facilement.

Réalité : Si, la grippe est une maladie grave.

Mythe 18 : Les gens ne meurent pas de la grippe à moins d’une autre maladie concomitante.

Réalité : Des gens en excellente santé meurent définitivement de la grippe.

Mythe 19 : Le vaccin ne marche pas sur moi, l’année dernière j’étais vacciné et j’ai quand même attrapé la grippe.

Réalité : Le vaccin ne garantit pas que vous n’ayez pas la grippe, mais réduit le risque que vous l’ayez.

Mythe 20 : Les gens allergiques aux œufs ne peuvent pas prendre le vaccin.

Réalité : Si.

Mythe 21 : Si on a la grippe, on peut prendre des antibiotiques.

Réalité : Vous pouvez… sauf que les antibiotiques ne peuvent pas soigner les infections virales (comme la grippe).

Mythe 22 : Je n’ai jamais attrapé la grippe, pas besoin de vaccin.

Réalité : Mais vous n’avez jamais pu prédire l’avenir non plus.

Mythe 23 : Je peux éviter la grippe grâce à une bonne alimentation et une bonne hygiène.

Réalité : Non. Déjà parce que je viens de vous tousser dessus, et ensuite parce qu’une bonne alimentation et une bonne hygiène seules ne peuvent pas prévenir la grippe.

Mythe 24 : Si j’ai la grippe, ça rendra mon système immunitaire plus fort.

Réalité : La grippe épuise votre système immunitaire pendant que vous la combattez et vous risquez de contaminer d’autres personnes.

Mythe 25 : Si j’ai la grippe, je reste enfermé chez moi.

Réalité : Vous pouvez transmettre la grippe sans avoir les symptômes (qui vous indiqueraient de vous enfermez chez vous).

Mythe 26 : Si je n’ai pas été vacciné en Novembre, inutile de le faire.

Réalité : c’est utile pendant toute la saison.

A l’abordage !

Mythe 1 : Le vaccin ne marche pas.

Réalité : Si, le vaccin marche. Il réduit les risques de morbi-mortalité liés à la grippe.

Le vaccin ne marche pas à 100%, ni aucun autre vaccin d’ailleurs : il réduit le risque d’attraper la grippe, mais il ne peut pas l’éliminer. Il y a des tonnes d’études qui le montrent. Cependant, l’efficacité du vaccin varie d’une année à l’autre et le vaccin contre la grippe est l’un des vaccins les moins efficaces comparé par exemple au ROR qui atteint 90% d’efficacité. Il faut signaler que plus des gens se font vacciner, plus le vaccin est efficace en raison de l’immunité de grégaire.

Mythe 2 : Vous n’avez pas besoin du vaccin cette année si vous l’avez déjà pris l’année dernière.

Réalité : Vous avez besoin du vaccin chaque année.

C’est parce que le virus évolue très vite et que les souches en circulation changent tous les ans qu’il faut se faire vacciner tous les ans. Pour comprendre ce mécanisme, un peu de science de l’évolution s’impose. En effet, par divers mécanismes, les souches de virus en circulation dans les populations humaines évoluent à un rythme très élevé, et peuvent ainsi aisément contourner les défenses immunitaires. L’OMS prend en compte ces phénomènes et coordonne la modélisation des souches en circulation pour la saison à venir et émet des recommandations aux compagnies pharmaceutiques qui s’appuient dessus pour développer un nouveau vaccin chaque année.

Même si l’immunité acquise peut durer très longtemps, il est probable que de nouvelles souches ne soient pas couvertes par cette immunité l’année suivante, et il est donc préférable de renouveler son vaccin.

Mythe 3 : Le vaccin contre la grippe peut tuer.

Réalité : Aucun décès causé par le vaccin n’a jamais été attesté.

Il arrive que des décès soient mis sur le compte d’une vaccination. Ce n’est en effet pas totalement impossible, comme dans un cas supposé de réaction allergique à la gélatine. Mais une telle réaction allergique n’arrive que dans 1 cas pour 2 millions de vaccinés, et ce n’est pas nécessairement mortel. Dans de tels cas, la probabilité que le vaccin soit à l’origine de l’effet secondaire est tellement infinitésimale qu’il est impossible d’affirmer que c’est le cas. Par ailleurs, succession n’est pas causalité, et beaucoup des cas rapportés dans le grand public ne sont que des successions d’évènements sur interprétés à l’aune de peurs infondées et de raisonnements invalides.

Mythe 4 : La mortalité de la grippe est très exagérée.

Réalité : Rien qu’en France, des milliers de personnes en meurent chaque année.

En effet, alors qu’environ 1500 à 2000 personnes meurent de la grippe chaque année en France, l’hiver 2014-2015 a été particulièrement dur avec plus de 18 000 décès associés à la grippe saisonnière, dont 90% de victimes de plus de 65 ans.

Aux USA, la saison de grippe 2010-2011 associée à la pneumonie a fait plus de 50 000 morts.

Mythe 5 : Le vaccin contre la grippe donne la grippe.

Réalité : Le vaccin contre la grippe ne peut pas donner la grippe.

Le vaccin est inactivé. Ce n’est tout simplement pas possible, de la même façon que manger un œuf au plat ne peut pas vous faire accoucher d’un poussin. Le vaccin atténué en spray nasal ne peut pas non plus causer la grippe. Il est théoriquement possible de transmettre la grippe avec le vaccin vivant, mais aucun cas sérieux n’a jamais été rapporté en ce sens.

Mythe 6 : Le vaccin contre la grippe contient du formaldéhyde, du mercure et même de l’anti-gel.

Réalité : Les composants du vaccin ne sont pas dangereux.

Le vaccin-seringue et le vaccin spray ne contiennent pas de mercure. Le vaccin multi-dose contient un conservateur, le thiomersal, qui se décompose en ethylmercure et est utilisé pour prévenir la pollution bactérienne du vaccin. L’ethylmercure (à ne pas confondre avec le methylmercure qu’on trouve dans le poisson) est fait de plus grosses molécules qui ne peuvent entrer en contact avec le cerveau et sont évacuées par le corps rapidement. Le thiomersal n’est pas dangereux dans le vaccin, il est présent dans les vaccins du monde entier et a largement été étudié notamment au regard de l’effet cumulatif chez les enfants sur plusieurs années.

Le formaldéhyde est utilisé dans plusieurs vaccins en quantités microscopiques pour inactiver le virus de sorte à ce qu’il ne cause pas la maladie. Le formaldéhyde se trouve naturellement présent dans les fruits et légumes en quantités très supérieures à celles utilisées dans les vaccins. Par ailleurs, le corps humain produit naturellement du formaldéhyde également pour répondre à certaines fonctions. Là encore, le volume de formaldéhyde circulant naturellement dans le sang est bien plus important que celui contenu dans une seule dose de vaccin.

La mythe de l’anti-gel vient de la présence d’octylphénol ethoxylate dans certains vaccins, ce qui doit ressembler pour certains au polyethylene glycol qui lui est un composant de l’anti-gel, mais pas l’anti-gel lui-même, de la même manière que l’eau est également un composant de l’anti-gel. Quoi qu’il en soit, le polyethylene glycol ne se trouve pas dans les vaccins. L’octylphenol ethoxylate lui est utilisé pour fractionner le virus, et est inoffensif.

Mythe 7 : Le vaccin contre la grippe est mauvais pour les femmes enceintes.

Réalité : Non.

Le vaccin inactivé avec ou sans thiomersal est inoffensif pour les femmes enceintes. Le thiomersal sort du corps rapidement et ne cause pas de problèmes de développement, de troubles neuropsychologiques ou de quelconque trouble au fœtus, à court ou à long terme.

Mythe 8 : Le vaccin contre la grippe peut causer Alzheimer.

Réalité : Il n’y a aucun lien entre le vaccin et Alzheimer.

Le mythe a été lancé par un tenant de pseudomédecine, Hugh Fudenberg, sans aucune preuve de ses allégations. Certains pointent l’aluminium comme cause d’Alzheimer dans les vaccins antigrippaux. Le seul problème est que rien ne permet d’affirmer que l’aluminium cause Alzheimer en l’état actuel des connaissances

Mythe 9 : Big Pharma se fait des baboules en or massif avec le vaccin.

Réalité : Pour vous ou moi, oui. Pour eux, c’est moins évident.

En effet, les revenus générés par les vaccins sont ridicules dans l’activité des compagnies pharmaceutiques. Certes elles ne les fabriqueraient pas si ils n’étaient pas rentables, mais cette marge est ridicule. Par ailleurs, le profit généré sur un produit de santé n’est pas un argument suffisant pour alléguer la nocivité ou l’inutilité du produit. Les compagnies pharmaceutiques suivent les recommandations des agences de santé intergouvernementales comme l’OMS. Les compagnies pharmaceutiques gagnent beaucoup, beaucoup, beaucoup plus d’argent grâce aux médicaments pour les maladies chroniques. En 2013, les trois compagnies principales pour la fabrication du vaccin contre la grippe (Sanofi-Pasteur, GSK, et Novartis) ont généré environ 3,1 milliards de dollars grâce à ce vaccin, soit 0,3% de leurs revenus.

Mythe 10 : Le vaccin contre la grippe ne marche pas pour les enfants.

Réalité : Si, le vaccin marche pour les enfants. Il réduit leur risque de morbi-mortalité.

Les différents vaccins ont une efficacité variable, notamment en fonction des classes d’âges. On peut voir par exemple que le vaccin vivant est plus efficace chez les enfants de 2 à 7 ans, jusqu’à 83%, c’est-à-dire que 16% des enfants non vaccinés auront la grippe contre 3,4% de vaccinés. Ces observations peuvent conduire à l’indication d’un vaccin plutôt qu’un autre pour cette classe d’âge en particulier. Ca ne veut pas dire que la vaccination ne fonctionne pas chez les enfants.

Une revue de l’Institut Cochrane a mis en évidence le peu de données existantes en ce qui concernait les enfants de 6 mois à 2 ans, mais de nouvelles études dans le NEJM et The Lancet ont depuis été publiées et montrent l’efficacité du vaccin dans cette classe d’âge. Le CDC relève une étude ayant montré une efficacité de 66% chez les enfants de 6 mois à 3 ans. Une autre montre une bonne réponse immunitaire au vaccin parmi les enfants. Une autre encore se focalise sur les enfants de 9 mois à 3 ans, et montre que seulement 4% des enfants vaccinés avant l’âge de 2 ans attrapent la grippe contre 12% des non vaccinés, soient 66% d’efficacité.

Mythe 11 : Le vaccin contre la grippe provoque la pneumonie ou d’autres maladies infectieuses.

Réalité : Non, le vaccin réduit les risques de pneumonie et d’autres maladies.

C’est surprenant comme mythe, car attraper la grippe va simplement affaiblir votre système immunitaire et le rendre plus exposé à d’autres maladies. Mais plus surprenant encore, la pneumonie est justement l’une des complications les plus communes de la grippe, de sorte que la vaccination réduise en réalité le risque de pneumonie, une cause principale de mortalité chez les malades de la grippe.

Mythe 12 : Le vaccin contre la grippe est mauvais pour les enfants.

Réalité : Le vaccin ne présente aucun danger pour les enfants de 6 mois et plus.

Il n’y a aucune preuve que les vaccins puissent altérer le développement des enfants. En effet, la rumeur veut que le vaccin endommage la structure neurovasculaire des enfants durant son développement. Sauf que celle-ci est formée in utero et est déjà fonctionnelle à la naissance au regard de ce qui peut passer ou ne pas passer dans le cerveau. Des chercheurs ont en effet montré en 2010 que la barrière hémato-encéphalique qui sert à réguler le milieu dans le cerveau est développée dès avant la naissance, rendant hautement improbable la possibilité pour un vaccin de traverser cette barrière.

Mythe 13 : Le vaccin contre la grippe peut causer des troubles cardio-vasculaires.

Réalité : Non.

Il n’y a aucune preuve de cela, et au contraire, on a montré que les vaccins réduisaient le risque d’attaques cardiaques et autres événements cardiovasculaires.

Mythe 14 : Le vaccin contre la grippe affaiblit le système immunitaire.

Réalité : Non, il le renforce contre la grippe.

Le vaccin sert à présenter le virus de la grippe au système immunitaire sans vous donner la maladie, de sorte à renforcer le système immunitaire avant qu’il ne rencontre véritablement le virus de la grippe. L’enjeu est bien de renforcer le système immunitaire face à une maladie donnée, et c’est ce qui fait l’efficacité du vaccin.

Mythe 15 : Le vaccin cause le syndrome de Guillain Barré.

Réalité : La grippe a plus de chance de provoquer le syndrome que le vaccin.

Le syndrome de Guillain Barré (SGB) est une maladie auto immune dans la quelle le système immunitaire du malade attaque par erreur son propre tissu nerveux. Cela affecte environ 1 personne sur 100 000. Les causes ne sont pas très bien connues, bien que le SGB ait été relié à certains virus dont celui de la grippe.

Le mythe vient du fait que le vaccin de 1976 contre H1N1 a été corrélé à un plus haut risque de SGB cette année là, avec environ 10 cas supplémentaires pour 1 million de personnes vaccinées. Depuis, le SGB a probablement été le risque le plus étudié de l’histoire en ce qui concerne le vaccin contre la grippe. Une étude s’est penchée sur le risque de SGB chez plus de 30 000 000 (30 millions !)de personnes, et n’a pas trouvé de risque accru de SGB chez les personnes vaccinées. Ainsi basé sur de nombreuses études, on peut conclure qu’en l’état, l’association entre le vaccin contre la grippe et le SGB peut être rejetée.

Mythe 16 : Le vaccin contre la grippe cause des troubles neurologiques.

Réalité : Non.

Il n’y a aucune preuve que le vaccin puisse causer des troubles neurologiques, mais il y a de très bonnes preuves que la grippe elle, le peut. Les enfants avec de tels troubles sont par ailleurs spécialement encouragés à se faire vacciner car ont un risque plus élevé de complications neurologiques causées par la grippe que les autres enfants.

Mythe 17 : La grippe n’est pas une maladie grave et les gens se remettent facilement.

Réalité : Si, la grippe est une maladie grave.

La grippe est une maladie sérieuse. Ces signes sont similaires à ceux d’autres maladies, et de fait, beaucoup de gens les confondent. Des gens chanceux s’en remettent en quelques jours, mais la plupart sont HS pour une semaine ou deux. Les complications peuvent être mortelles, particulièrement chez les enfants. La vaccination contre la grippe sauve littéralement des enfants.

Mythe 18 : Les gens ne meurent pas de la grippe à moins d’une autre maladie concomitante.

Réalité : Des gens en excellente santé meurent définitivement de la grippe.

Des gens meurent de la grippe tous les ans, y compris des enfants sans autres maladies. Par exemple, 43% des enfants morts de la grippe entre 2004 et 2012 n’avaient pas d’autres maladies. Souvent, la grippe peut précipiter la mort sans figurer sur le certificat de décès si le défunt est mort de complications comme la pneumonie.

Mythe 19 : Le vaccin ne marche pas sur moi, l’année dernière j’étais vacciné et j’ai quand même attrapé la grippe.

Réalité : Le vaccin ne garantit pas que vous n’ayez pas la grippe, et réduit le risque que vous l’ayez.

Le vaccin ne garantit pas à 100% que vous n’ayez pas la grippe, mais il limite fortement le risque que vous l’ayez et limite les symptômes si vous l’avez. Il est aussi tout à fait possible que vous attrapiez une souche de grippe non couverte par le vaccin.

Mythe 20 : Les gens allergiques aux œufs ne peuvent pas prendre le vaccin.

Réalité : Si.

D’abord il existe un vaccin sans aucun morceau d’œuf dedans. Ensuite, même pour les gens allergiques, il n’y a pas de risque concernant le vaccin contre la grippe, même si celui-ci peut contenir des protéines d’œufs.

Mythe 21 : Si on a la grippe, on peut prendre des antibiotiques.

Réalité : Vous pouvez… sauf que les antibiotiques ne peuvent pas soigner les infections virales (comme la grippe).

Les antibiotiques agissent contre les bactéries, et la grippe est causée par un virus. Tous les antibiotiques du monde ne vous seront d’aucun secours.

Mythe 22 : Je n’ai jamais attrapé la grippe, pas besoin de vaccin.

Réalité : Mais vous n’avez jamais pu prédire l’avenir non plus.

Vous n’avais jamais eu d’accident de voiture, mais vous mettez quand même votre ceinture de sécurité.

Mythe 23 : Je peux éviter la grippe grâce à une bonne alimentation et une bonne hygiène.

Réalité : Non vous ne pouvez pas. Déjà parce que je viens de vous tousser dessus, et ensuite parce qu’une bonne alimentation et une bonne hygiène seules ne peuvent pas prévenir la grippe.

Le virus de la grippe se transmet dans l’air, ainsi, même si se laver les mains est une chose importante pour réduire le risque infectieux, ça n’empêche pas d’attraper la grippe. Manger sainement est également une bonne chose, et facilite probablement le travail de votre système immunitaire, mais cela ne va pas vous éviter d’être exposé au virus comme par magie.

Mythe 24 : Si j’ai la grippe, ça rendra mon système immunitaire plus fort.

Réalité : La grippe épuise votre système immunitaire pendant que vous la combattez et vous risquez de contaminer d’autres personnes.

En étant malade, votre système immunitaire est affaibli. Votre système immunitaire peut ressortir plus fort d’une infection en cela qu’elle lui aura permis de garder en mémoire cet épisode infectieux et d’y être mieux préparé à l’avenir. Mais l’enjeu du vaccin est d’acquérir cette préparation AVANT d’avoir la maladie. Par ailleurs, la vaccination réduit également le risque que vous rendiez d’autres personnes malades (comme vos enfants), grâce à l’immunité grégaire.

Mythe 25 : Si j’ai la grippe, je reste enfermé chez moi.

Réalité : Vous pouvez transmettre la grippe sans avoir les symptômes (qui vous indiqueraient de vous enfermez chez vous).

Vous pouvez être porteur du virus et le transmettre autour de vous sans le savoir car le virus est contagieux avant l’apparition des symptômes. Par ailleurs, vous pouvez être porteur du virus et rester asymptomatique, et tout de même le transmettre sans le savoir. C’est pour ça qu’il faut se vacciner même si vous pensez que vous n’avez jamais la grippe, car en ne vous souciant ainsi que de votre propre personne, vous pouvez tout de même infecter d’autres personnes et leur causer des complications, notamment les personnes qui ne peuvent pas être vaccinées. C’est tout l’enjeu de l’immunité de groupe.

Mythe 26 : Si je n’ai pas été vacciné en Novembre, inutile de le faire.

Réalité : c’est utile pendant toute la saison.

En effet, la saison dure jusqu’en février / mars, et les vaccins sont généralement disponibles toute la saison. Votre système immunitaire met 2 semaines à mettre en place la protection induite par le vaccin, il n’est donc jamais trop tard.



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Vous avez résisté à la canonnade des faits, à l’assaut de la dissonance cognitive et vous avez tenu assez longtemps pour poser votre regard sur nos vraies couleurs ? Allons, c’est de bonne guerre. Attrapez donc cette main tendue qui vous invite à abandonner la carcasse en flammes de vos croyances infondées, sautez au dessus de la Mer de Bullshit sur laquelle vous naviguez depuis trop longtemps, embarquez sur La Théière, et découvrez le monde merveilleux du scepticisme scientifique.

 

Vaccins : l’hygiène peut-elle expliquer la disparition des maladies infectieuses ? Exemple du Japon et de la coqueluche. (1270 mots / ~8mins)

J’aimerais revenir très rapidement sur ce point (sans aborder dans ce billet les sujets connexes, comme le vaccin contre la coqueluche en général) tant il me semble redondant dans les discussions que je peux avoir avec des antivaccinistes de divers degrés. Car la question est pertinente, pour peu qu’on accepte d’entendre la réponse.

En effet, au regard de la concomitance de plusieurs processus à l’issue desquels une observation est faite, il est légitime de se poser la question des variables confondantes. Bon, à la faveur de l’effet google university, beaucoup de personnes croient réinventer l’eau chaude avec cette question, mais il est utile d’y répondre tout de même pour ceux qui souhaiteraient vraiment comprendre.

Le point est le suivant : les antivaccinistes affirment que l’évolution des conditions sanitaires tout au long du XXe siècle explique la disparition des maladies infectieuses. Les preuves scientifiques expliquent que non. Les gens simplement curieux aimeraient comprendre comment mesurer l’effet de l’un ou l’autre processus.

Il convient d’abord de réfuter d’emblée le sophisme / erreur de bonne foi (selon le niveau d’adhésion à l’antivaccinisme de l’interlocuteur) que représente le recours au taux de mortalité pour rendre clairement compte des effets de la vaccination. Car le seul indicateur pertinent du fardeau infectieux dans une population est le taux de morbidité. Il faut en effet préciser que la vaccination n’est pas la seule innovation médicale du XXe siècle, et la prise en charge des malades, parallèlement au développement de la stratégie vaccinale, a grandement concouru à la baisse de la mortalité. Mais le fardeau infectieux peut tout de même être très lourd sans nécessairement conduire au décès des patients : il peut être invalidant à plus ou moins long terme. Clairement, ne pas mourir de la maladie n’est absolument pas un indicateur du fait que l’on n’a pas la maladie. Pour mesurer ce fardeau –la morbidité donc, c’est-à-dire l’état maladif- il convient d’utiliser le bon outil, à savoir donc le nombre de cas détectés dans la population, et non pas le nombre de cas de décès imputables à la maladie sachant que des variables confondantes (les autres innovations médicales) rendent cet indicateur très peu pertinent. S’accrocher aux courbes de mortalité pour mesurer l’effet de la vaccination, c’est un peu comme se balader avec un thermomètre rectal en prétendant ainsi mesurer la vitesse du vent.

Disons ensuite que nous acceptons très exceptionnellement le retournement de la charge de la preuve auquel se livrent ainsi les antivaccinistes. Le meilleur moyen que je connaisse pour tester facilement l’hypothèse hygiénique (appelons là comme ça), est de recourir à des données observationnelles. Ces données observationnelles peuvent proposer le retrait de l’un des deux paramètres dont on cherche à mesurer l’effet à un moment et à un endroit donné : l’hygiène, ou la vaccination.

Évidemment, plus l’échantillon sera important, plus l’observation sera pertinente.

Or, entre autres exemples patents, le deuxième cas s’est effectivement produit à l’échelle d’un pays dans les années 70. C’est l’exemple du Japon, dont le vaccin contre la coqueluche a été abandonné en 1974 pour être réinstauré en 1981. On peut ainsi observer au niveau national l’effet de l’introduction, du retrait, puis de la réintroduction d’un vaccin sur une population moderne dont on suppose que le niveau d’accès à l’hygiène collective et individuelle n’a pas connu de révolution entre 74 et 81, soit la période de retrait du vaccin.

Au Japon, le vaccin contre la coqueluche a été introduit dans les années 40, et a conduit à un recul drastique de la maladie.

Figure 1 Watanabe et Nagai, 2005.

Ce graphique (qui rapporte donc bien le nombre de cas, indicateur pertinent, et non pas le nombre de morts) porte sur la période 1947-1998.

On y observe que jusqu’au début des années 50, le nombre de cas annuels est d’environ 150 / 100 000, avec un pic tous les 4-5 ans. Le vaccin est amélioré deux fois dans les années 50 et 60, accroissant systématiquement l’effet sur le recul de la maladie. En 1970, on passe en dessous de 0,5 cas / 100 000 personnes et par an.

En imaginant que nous ne connaissions alors rien de la vaccination, la chute drastique de la morbidité proportionnellement à l’amélioration de la couverture vaccinale à l’échelle nationale et sur une période de 25 ans et ceci immédiatement après la première introduction vaccinale, incite à émettre l’hypothèse de la cause vaccinale, non ?

Mais ce n’est pas tout. En 1974 et 1975, des effets secondaires rarissimes attribuables au vaccin ont été rapportés (causant le décès de 2 enfants).

Le gouvernement japonais alerté a décidé de suspendre son programme de vaccination contre la coqueluche.

En 1979, l’incidence de la coqueluche (nombre de nouveaux cas par an) était remonté à 11,3 cas / 100 000 personnes.

Durant cette période où la couverture vaccinale est rapidement tombée à moins de 10%, le nombre de cas de coqueluche est passé de 373 en 1974 à plus de 13 000 en 1979. Plus dramatique encore, le nombre de décès causés par la coqueluche est passé de 0 à 41 entre 74 et 79.

L’alerte légitime des japonais, rapidement transformée en antivaccinisme injustifié, leur a tragiquement rappelé la réalité. En 1981, le gouvernement japonais reprend sa stratégie vaccinale contre la coqueluche à l’aide d’un nouveau vaccin, jugé encore plus sûr, mais intrinsèquement moins efficace que sa forme précédente. Néanmoins, dès cette réintroduction, l’incidence de la maladie chute à nouveau en dessous de 0,4 cas / 100 000 personnes, pour avoisiner 0 cas / 100 000 personnes au début des années 2000. Là encore, le Japon n’a pas connu de révolution sanitaire entre 1979 et 1981.

Si l’on considère l’indicateur pertinent, à savoir celui de la morbidité, alors la conclusion devient évidente, car le phénomène se répète à chaque introduction vaccinale. Cet exemple japonais offre cependant l’exemple assez illustratif de l’introduction, retrait et réintroduction du vaccin dans une population tout à fait moderne, sans changement patent dans l’accès à l’hygiène collective et individuelle.

En définitive, toute personne curieuse des sciences de la santé a raison de poser la question des effets attribuables à chaque progrès technique. La démarche scientifique consiste justement à mesurer sérieusement des phénomènes. Il est illégitime en revanche de rejeter ces mesures non seulement sans apporter de contre mesures solides, mais en plus sans rien apporter du tout.

Par ailleurs, beaucoup de personnes ayant recours à l’argument de l’hygiène, aussi infondé soit-il, semblent croire que toutes les pathologies infectieuses sont plus ou moins corrélées au péril fécal, et que l’amélioration progressive de l’hygiène permettra leur éradication. S’il est vrai que l’amélioration des standards sanitaires peut prévenir dans une large mesure certaines infestations parasitaires par exemple, ce n’est pas le cas de toutes les maladies.

Le seul réservoir connu à ce jour de la bactérie responsable de la coqueluche par exemple est l’hôte humain, et sa transmission se fait par voie interpersonnelle aérienne (quand vous toussez). Il est donc illusoire de penser que l’amélioration des standards sanitaires puisse éradiquer une telle maladie, qui n’est aucunement dépendante de ceux-ci.

Tl ; dr (Too Long ; Didn’t Read)

  • L’exemple du Japon et de la coqueluche illustre le rôle de la vaccination dans l’éradication des maladies infectieuses indépendamment des hauts standards sanitaires.

Références linkées dans le texte :

Kuno-Sakai et Kimura, Safety and efficacy of acellular pertussis vaccine in Japan, evaluated by 23 years of its use for routine immunization, Pediatr. Int..

Watanabe et Nagai, 2005, Acellular pertussis vaccines in Japan : past, present, and future, Expert Rev. Vaccines.

Pertussis, CDC Pinkbook.

Grippe saisonnière : pourquoi se vacciner tous les ans ? (3100 mots / ~12mins)

Parce que l’évolution.

Au-delà de l’aspect humoristique d’une réponse aussi laconique, c’est une chose à garder en mémoire lorsque l’on souhaite aborder les sciences de la vie et de la santé, même en ce qui concerne les problématiques actuelles les plus quotidiennes et abordées dans les grands médias : santé, alimentation, agronomie… L’évolution par sélection naturelle n’est pas un lointain concept réservé aux dinosaures ou autres vieilleries. Ainsi donc, même dans un sujet relatif à votre santé comme celui de la grippe saisonnière, il y a de vrais gros morceaux d’évolution, comme nous allons le voir dans ce billet dont l’essentiel de la documentation est issue du chapitre 11 du livre Les maladies infectieuses, par Benjamin Roche. Lire la suite

[Trad] Les courbes qui révèlent tout sur l’efficacité des vaccins

https://i1.wp.com/globalhealthstudents.blogs.ku.dk/files/2014/12/vaccine-yes-no.jpg
Comme on a pu le noter récemment, les vaccins sont sujet à débats dans la sphère politique et publique ; on nous donne nombre de chiffres et de courbes pour appuyer des arguments allant en tous sens. Dans cet article d’Isabella B., contributrice sur Medium, on entend nous montrer ce que disent réellement les données disponibles, qui s’étendent de 1912 à aujourd’hui.

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[Trad] Vaccins : Big Pharma, ses études financées et ses milliards…

Il est maintenant de notoriété publique que ces infâmes compagnies pharmaceutiques qui ne pensent qu’à se goinfrer de profit le font sur le dos de notre propre santé. Récemment, une pétition en France a d’ailleurs été lancée contre la vaccination et ses affaires de gros sous. Si l’efficacité des vaccins est souvent contestée du point de vue de la santé publique et ses dangers mis en avant, c’est également le montage financier que représentent les vaccins qui est souvent décrié. En effet, personne ne peut nier que l’industrie pharmaceutique engrange trouzemilliards de pétrodollards chaque seconde au détriment de notre propre santé. Mais voyons d’un peu plus près ce qu’il en est.


 

L’article suivant est tiré du billet « ‘‘Follow the money » : the finances of global warming, vaccines, and GMOs » posté le 18 avril 2015 sur le blog The Logic of Science.

C’est rare de parler à un anti-vacciniste sans qu’il traite son contradicteur de shill, au motif principal que Big Pharma cache la vérité sur les vaccins pour faire du profit. Comme je vais le montrer cependant, cette assertion est complètement fausse.

Le premier problème est simplement que les vaccins ne sont pas si rentables que ça pour les compagnies pharmaceutiques. Skeptical Raptor a fait un travail fantastique pour expliquer cela, mais pour résumer, les vaccins sont très chers à produire et peu couteux à l’achat. En fait, beaucoup de gouvernements forcent les compagnies pharmaceutiques à leur fournir gratuitement des vaccins pour la population. Ainsi, les vaccins représentent moins de 2% des revenus des compagnies pharmaceutiques. Une fois que vous prenez en compte les milliards de dollars dépensés pour la recherche, vous obtenez environ 2,5 milliards de dollars de revenu annuel grâce aux vaccins. Ça peut sembler beaucoup, mais rappelez-vous qu’on parle de compagnies qui peuvent engranger des centaines de milliards voire même billions en une année. Dans un tel flot d’argent, 2,5 milliards, c’est presque rien et ça ne mérite certainement pas de mettre sur pied une conspiration mondiale qui impliquerait de soudoyer des dizaines de milliers de scientifiques et de médecins à travers les universités et les hôpitaux de chaque pays du monde.

De plus, si les compagnies pharmaceutiques en avaient tant après l’argent, elles ne devraient pas produire ces vaccins car il est bien plus couteux de traiter un malade que de prévenir sa maladie. Par exemple, une étude a montré que ça coutait plus de 10 000 dollars par personne pour traiter la rougeole. Une autre étude a estimé que ça coutait entre 2,7 et 5,3 millions de dollars de traiter 107 personnes atteintes de la rougeole. Pour ceux qui suivent, ça fait environ 25 à 50 000 dollars par personne. En comparaison, le vaccin contre la rougeole coute seulement entre 19 et 50 dollars. Ainsi, les compagnies pharmaceutiques pourraient faire beaucoup plus d’argent si elles traitaient les maladies plutôt que de les prévenir (au demeurant, beaucoup d’épidémies sont en fait causées par des gens non vaccinés, et vous avez beaucoup moins de risque d’avoir une maladie donnée si vous êtes vacciné contre elle).

Songez bien au fait qu’avant la mise en place du vaccin contre la polio il y avait des hôpitaux entiers consacrés à cette maladie. Pensez-y une minute, le vaccin a rendu des hôpitaux entiers inutiles (avec leurs docteurs, infirmières, service administratif, etc.). Une étude des couts et bénéfices du vaccin contre la polio a estimé que d’ici 2015, le vaccin aura économisé 178 milliards de dollars aux seuls USA. Redites-moi un peu que les vaccins permettent aux compagnies pharmaceutiques d’engranger des milliards. Les chiffres ne mentent pas. C’est moins cher de prévenir une maladie que de la soigner.

En dépit de toutes ces preuves que les vaccins ne sont pas dans le meilleur intérêt des compagnies pharmaceutiques, beaucoup d’antivaxx continuent d’insister sur le fait qu’il ne s’agit que d’une histoire d’argent, et un argument récurrent consiste à dire que toutes les études qui supportent les vaccins ont été financées par les compagnies qui les fabriquent et conduites par des scientifiques qui travaillent pour ces compagnies. A de nombreuses occasions j’ai donné des articles peer-review à des antivaxx qui les ont immédiatement rejetés avec un commentaire du type :  « pourquoi je devrais croire une étude qui a été financée par Big Pharma ? ». Pour citer un article malheureusement célèbre de Natural Health Warriors, « les essais de sécurité des vaccins sont payés par ceux qui les fabriquent, donc il n’est pas possible que ces informations ne soient pas biaisées ou indignes de confiance ». C’est comme de dire « les essais de sécurité de Toyota ont été réalisés par Toyota, donc ce n’est pas possible que Toyota soit sûr ». Néanmoins, au-delà de l’absurdité de cette clause de « non possibilité » , cette assertion n’est tout simplement pas vraie. [NdT : l’exemple n’est pas très bien choisi, mais l’observation sur la clause de « non possibilité » reste très juste] Bien entendu, les compagnies pharmaceutiques produisent certains tests de sécurité, mais des quantités d’autres ont été conduits par des scientifiques indépendants grâce à des dotations ne venant pas des industries pharmaceutiques. De plus, tous les articles scientifiques listent leurs sources de financements, l’affiliation de leurs auteurs, et leurs conflits d’intérêts. La moitié du temps, quand je vois des gens invoquer aveuglement qu’une étude est « biaisée », ils échouent totalement à trouver ces informations. Néanmoins, je voudrais examiner un petit échantillon de la littérature pour voir quel type d’influences de l’industrie pharmaceutique je pourrais trouver.

J’ai décidé de jeter un œil à la littérature concernant les vaccins et l’autisme (puisque c’est généralement le souci n°1 pour les gens que ça travaille). Donc, j’ai choisi 10 articles scientifiques et j’ai regardé leurs financements et leurs auteurs (notez que je n’ai pas sélectionné les articles après avoir regardé leurs affiliations et financement, mais bien l’inverse, les papiers sont listés à la fin du billet). Ces 10 articles ont été écrits par 57 chercheurs différents. Seulement 7 auteurs étaient impliqués dans plus d’un article, et aucun n’était impliqué dans plus de 2 articles. Ces 57 auteurs étaient affiliés à 22 organisations différentes (je compte toutes les agence du CDC comme une seule organisation). 12 de ces organisations étaient des hôpitaux / universités (certains étaient des hôpitaux universitaires, j’ai donc fusionné ces cas là), et seulement trois étaient des compagnies privées dont Abt Associates Inc. et Kaiser Permanente Northern California et une société de sécurité sociale. Autant que je puisse en juger, aucune de ces trois compagnies ne fabrique de vaccins. Elles sont probablement impliquées dans la recherche sur les vaccins, mais elles ne sont pas vraiment des compagnies pharmaceutiques qui produisent des vaccins. Les auteurs de ces compagnies étaient impliqués uniquement dans 2 de ces études (Verstraeten et al., 2003 et Price et al., 2010). Donc, aucun de ces 57 auteurs n’était effectivement employé par des compagnies pharmaceutiques.

Enfin, regardons du côté des agences  de financement impliquées. J’ai compté 15 agences de financement qui vont des organisations spécialisées dans la recherche sur l’autisme à de très grosses agences comme l’OMS ou le CDC. Sur ces pourvoyeurs de financements, aucun n’était une compagnie pharmaceutique. Deux de ces études (Smeeth et al., 2004 et Price et al., 2010) déclaraient de potentiels conflits d’intérêts. Plusieurs (mais pas tous) des auteurs avaient précédemment reçu des financements de compagnies pharmaceutiques pour d’autres projets. Néanmoins, ces fonds ne devraient pas avoir d’effet sur ces papiers là, et même si c’était le cas, ça nous laisserait toujours 8 solides articles sans aucune proximité avec l’industrie.

Maintenant, quelqu’un va immanquablement m’accuser de cherry-picking, mais voilà, vous pouvez vérifier par vous-même. Vous pouvez aller sur PubMed ou Google Scholar et regarder les différents auteurs et les sources de financements. Vous n’avez pas besoin de me croire. De plus, même si je faisais du cherry picking, ça voudrait tout de même dire qu’il y a au moins 8 bonnes études sans aucun conflit d’intérêt qui montrent la sécurité des vaccins.

Par ailleurs, ces publications ne sont pas ce à quoi on s’attendrait si l’industrie pharmaceutique soudoyait les scientifiques. Rappelez-vous qu’il y a de nombreuses compagnies en compétition les unes contre les autres. Cela n’a absolument aucun sens pour ces compagnies de payer des scientifiques pour écrire un énième papier sur le fait que les vaccins ne causent pas l’autisme. Si vous ne croyez pas les 100 papiers précédents, pourquoi en croiriez-vous un de plus ? Si il y avait une conspiration massive, cela ferait sens de cibler les gens qui s’inquiètent vraiment de la littérature scientifique. En d’autres termes, au lieu de faire des déclarations générales sur la sécurité des vaccins, ils devraient déclarer que les vaccins fabriqués par telle compagnie sont sûrs, alors que ceux fabriqués par telle autre ne le sont pas. Si les compagnies pharmaceutiques ont des scientifiques dans leur poche, alors on devrait voir une guerre entre les compagnies pour savoir quels vaccins sont sûrs. Pensez un peu logiquement un instant. Les antivaxx pensent déjà que les vaccins sont dangereux, donc ils ne comptent pas, mais ceux d’entre nous qui se soucient de ce que dit la littérature scientifique seraient très intéressés de voir que des compagnies sont plus sûres que d’autres. Si, par exemple, plusieurs études venaient à montrer que les vaccins faits par GlaxoSmithKline sont dangereux, mais que ceux faits par Merck sont sûrs, je voudrais absolument que mes vaccins soient faits par Merck, comme les voudraient des tonnes d’autres personnes qui s’intéressent aux preuves scientifiques. C’est ce à quoi on pourrait s’attendre d’une conspiration. Les compagnies de médicaments devraient se faire la guerre entre elles. Au lieu de ça, on voit article après article que les vaccins sont sûrs, quelle que soit la compagnie qui les fabrique.

Finalement, je voudrai retourner la situation et regarder un peu les finances des opposants à la vaccination. Contrairement à la plupart des scientifiques faisant de vraies recherches sur les vaccins, les antivaxx ont souvent de clairs conflits d’intérêts. Le très célèbre Andrew Wakefield par exemple (l’homme par qui est venu le mythe des vaccins à l’origine de l’autisme), s’est montré coupable de falsification de données et d’avoir reçu des fonds d’avocats qui avaient l’intention de poursuivre des compagnies fabriquant des vaccins. Néanmoins, beaucoup d’antivaxx continuent de suivre Wakefield et avancent que les compagnies pharmaceutiques essaient simplement de le réduire au silence. Voyez un instant comme ce double standard est fantastique. Les antivaxx considèrent quiconque s’oppose à eux comme un shill, et ils insistent régulièrement sur le fait de « suivre l’argent », mais quand on le fait vraiment, et qu’on constate que Wakefield a été soudoyé, ils ignorent subitement leurs propres règles et clament que Wakefield est un héros muselé pour avoir osé dire la vérité. C’est à la fois un beau cas d’école d’argumentation ad hoc et de raisonnement inconstant.

Wakefield est certes un exemple extrême, mais beaucoup d’autres cas extrêmes existent. N’avez-vous jamais commencé à « suivre l’argent » des nombreux sites et blogs antivaxx qui pullulent sur le net ? Si non, vous devriez commencer, car la plupart des gros sites comprennent une boutique en ligne pour vous vendre les produits que vous devriez consommer à la place des vaccins. GreenMedInfo, Natural News, Mercola, Modern Alternative Mama, etc., ont tous des boutiques qui vendent leurs produits et leurs livres. Similairement, de fameux médecins antivaccinistes comme Sherri Tenpenny font plutôt pas mal d’argent avec leurs livres et leurs conférences. C’est vrai bien au-delà des seuls vaccins. Vous retrouvez ce schéma à travers toute la nébuleuse des pseudo-médecines alternatives, et c’est en fait une brillante stratégie commerciale quand vous y pensez. D’abord vous faites peur aux gens avec l’horreur vacciniste et la traditionnelle médecine « occidentale », puis vous leur parlez des supers produits « naturels » que Big Pharma ne veut pas que vous connaissiez parce qu’ils peuvent tout guérir de la rougeole à l’infertilité. Finalement, vous les redirigez vers votre boutique en ligne qui vient juste de mettre en vente des produits miracle. Il n’y a clairement aucun conflit d’intérêt ici (notez l’énorme sarcasme).

Mon avis sur tout ça est assez simple : si nous acceptons le challenge logiquement invalide de la mouvance anti-science consistant à suivre l’argent, les choses finissent vraiment mal pour eux-mêmes. Les décisions doivent être prises sur la base des faits, et non pas des gens qui soutiennent ces faits, mais si nous acceptons de jouer avec les règles de l’anti-science, alors nous constatons un manque de motivations pour les scientifiques pour falsifier des données et a contrario de fortes motivations financières pour l’anti-science à inventer des conspirations fictives pour s’opposer à la science. Si les partisans de la mouvance anti-science suivaient leurs propres règles, ils devraient éviter la plupart des pages internet et blogs qu’ils chérissent tant, lisent et diffusent.

Liste des articles:

Anders, H., M. Stellfeld, J. Wohlfahrt, and M. Melbye. 2003. Association between thimerosal-containing vaccine and autism. JAMA 290:1763–1766.

Anders, N., E. Miller, A. Grant, J. Stowe, V. Osborne, and B. Taylor. 2004. Thimerosal exposure in infants and developmental disorders: a retrospective cohort study in the United Kingdom does not support a causal association. Pediatrics 114:584–591.

Destefano, F., T.K. Bhasin, W.W. Thompson, M. Weargin-Allsopp, and C. Boyle. 2004. Age at first measles-mumps-rubella vaccination in children with autism and school-matched control subjects: a population-based study in metropolitan Atlanta. Pediatrics 113:259–266.

Madsen, K.M., A. Hvid, M. Vestergaard, D. Schendel, J. Wohlfahrt, P. Thorsen, J. Olsen, and M. Melbye. 2002. A population-based study of measles, mumps, and rubella vaccination and autism. New England Journal of Medicine 347:1477–1482.

Price, C.S., W.W. Thompson, B. Goodson, E.S., Weintraub, L.A. Croen, V.L. Hinrichsen, M. Marcy, A. Roberston, E. Eriksen, E. Lewis, P. Bernal, D. Shay, R.L. Davis, and F. DeStefano. 2010. Prenatal and infant exposure to thimerosal from vaccines and immunoglobulins and risk of autism. Pediatrics 16:656–64.

Smeeth, L., C. Cook, E. Fombonne, L. Heavey, L.C. Rodrigues, P.G. Smith, and A.J. Hall. 2004. MMR vaccination and pervasive developmental disorders: a case-control study. Lancet 364:963–969.

Taylor, B., E. Miller, C.P. Farrington, M.C. Petropoulos, I. Favot-Mayaud, J. Li, and P.A. Waight. 2009. Autism and measles, mumps, and rubella vaccine: no epidemiological evidence for a causal association. Lancet 353: 2026–2029.

Taylor, L.E., A.L. Swerdfeger, and G.D. Eslick. 2014. Vaccines are not associated with autism: and evidence-based meta-analysis of case-control and cohort studies. Elsevier 32:3623-3629.

Uchiyama, T., M. Kurosawa, and Y. Inaba. 2007. MMR-vaccine and regression in autism spectrum disorders: negative results presented from Japan. Journal of Autism and Developmental Disorders 37:210–217.

Verstraeten, T., R.L. Davis, F. DeStefano, T.A. Lieu, P.H. Rhodes, S.B. Black, H. Shinefield, and R.T. Chen. 2003. Safety of Thimerosal-Containing Vaccines: A two-phased study of computerized health maintenance organization databases. Pediatrics 112:1039–1048.

Liste des agences de financement :

  • America’s Health Insurance Plans
  • Autism Speaks
    Centers for Disease Control and Prevention
  • Danish National Research Foundation
  • Harvard Medical School
  • Health Resources and Service Administration
  • Kaiser Permanente Northern California
  • Medicines Control Agency
  • National Alliance for Autism Research
  • National Institute of Mental Health
  • National Vaccine Program Office and National Immunization Program
  • Statens Serum Institute, Copenhagen, Denmark
  • UK Medical Research Council
  • University of California Los Angeles
  • World Health Organization

Listes des affiliations des auteurs :

  • Abt Associates Inc.
  • Centers for Disease Control and Prevention
  • Danish Epidemiology Science Center
  • Department of Statistics, Open University
  • Group Health Cooperative of Puget Sound, Seattle, Washington
  • Harvard Pilgrim Health Care Institute, Harvard Medical School
  • Health Protection Agency, Communicable Disease Surveillance Centre
  • Immunization Division, Public Health Laboratory Service Communicable Disease Surveillance Center
  • Immunization Safety Office
  • Institute of Psychiatry, Kings College, London
  • Juntendo University School of Medicine
  • Kaiser Permanente Northern California, Oakland, California
  • London School of Hygiene and Tropical Medicine, London, UK.
  • McGill University, Montreal Children’s Hospital, Canada
  • Morbidity and Health Care Team, Office for National Statistics, London, United Kingdom.
  • National Center for Chronic Disease Prevention and Health Promotion
  • Otsuma Women’s University
  • Royal Free Campus, Royal Free and University College Medical School, University College London
  • Statens Serum Institute, Copenhagen, Denmark
  • University of Washington
  • Whiteley-Martin Research Centre, Discipline of Surgery, The University of Sydney, Nepean Hospital
  • Yokohama Psycho-Developmental Clinic

Vous avez résisté à la canonnade des faits, à l’assaut de la dissonance cognitive et vous avez tenu assez longtemps pour poser votre regard sur nos vraies couleurs ? Allons, c’est de bonne guerre. Attrapez donc cette main tendue qui vous invite à abandonner la carcasse en flamme de vos croyances infondées, sautez au dessus de la Mer de Bullshit sur laquelle vous naviguez depuis trop longtemps, embarquez sur La Théière, et découvrez le monde merveilleux du scepticisme scientifique.

[Trad] Débunké : le vaccin contre la polio à l’origine du VIH

Article posté sur The History of Vaccines.

Figure 1 Le Dr. Koprowski, à l’origine du vaccin OPV

Quand le virus de l’immunodéficience humaine a été découvert dans les années 80, le public s’est immédiatement demandé d’où il venait et comment il pouvait se manifester ainsi chez tant de personnes. Parmi les différentes conjectures émises dans les années 90, l’une d’elles jetait le blâme de cette émergence sur une mesure de santé publique : le vaccin contre la polio.

A la fin des années 50, différents groupes de chercheurs essayaient de développer un vaccin contre la poliomyélite qui était alors toujours épidémique autour du monde. L’un de ces vaccins, développé par le médecin Hilary Koprowski (1916-2013), a été testé en Afrique après avoir d’abord été testé aux USA. Le virus du vaccin était cultivé sur des tissus de macaques avant d’être administré à environ 1 million de personnes au Burundi, au Rwanda et en RDC.

En 1992, le magazine Rolling Stone publia un article à propos du vaccin OPV de Koprowski comme cause possible de l’émergence du VIH. Koprowski poursuivit Rolling Stone et l’auteur de l’article, qui durent publier une clarification en décembre 1993, disant notamment :

« Les éditeurs de Rolling Stone souhaitent préciser qu’ils n’ont jamais eu l’intention de suggérer dans cet article qu’il existe la moindre preuve scientifique du lien OPV/VIH, ni qu’ils n’en connaissent aucune, que le Dr. Koprowski, un scientifique illustre, était en réalité responsable de l’introduction du SIDA dans la population humaine ou encore qu’il est le père du SIDA… Le travail pionnier du Dr. Koprowski sur le développement d’un vaccin anti polio a contribué à réduire la souffrance et la mort de centaines de milliers de victimes potentielles de paralysies dues à la poliomyélite et est peut être l’une de ses plus grandes contributions d’une vie de productions de haut niveau et largement reconnues ».

Malgré la clarification de Rolling Stone, le journaliste Edward Hooper publia un livre intitulé The River, Un voyage à la source du VIH et du Sida, en 1999, basé sur la conjecture d’un lien OPV/VIH. Hooper arguait que les cellules animales utilisées pour la culture du virus vaccinal étaient des cellules de rein de chimpanzés locaux endémiques des zones où les vaccins étaient utilisés, et que ces chimpanzés avaient été infectés par le Virus de l’Immunodéficience Simiesque (VIS). Selon Hooper, un vaccin créé à partir de telles cellules aboutirait à l’infection des humains par le VIH.

Bien que largement diffusées, les preuves de Hooper ne soutiennent pas (voire même contredisent directement) l’idée d’un lien entre OPV et VIH.

Des restes des anciens stocks du vaccin ont été examinés par des laboratoires indépendants, et ont confirmé d’abord qu’ils n’avaient pas été cultivés à partir de cellules de chimpanzés comme Hooper le prétendait. De plus, aucun échantillon ne contenait de traces de VIH ou de SIV. Ces données renforcent les déclarations des développeurs du vaccin selon qui ce dernier avait bien été produit à partir de cellules de macaque et non de chimpanzé.

En 2004, une étude publiée dans Nature montra que les souches de SIV infectant les chimpanzés dans la zone décrite par Hooper comme étant le vivier des spécimens ayant servi à la confection du vaccin, étaient génétiquement différentes des souches de HIV. Cela réfutait les allégations de Hooper sous un autre angle : même si des cellules de chimpanzés infectés par le SIV avaient été utilisées pour fabriquer le vaccin, elles ne pourraient pas avoir été la source du HIV chez les humains.

Des études épidémiologiques soulignent également un sérieux problème dans les allégations de Hooper à propos du lien OPV/VIH : le VIH-1 (la première souche connue de VIH, plus infectante et violente que la deuxième souche, VIH-2), est probablement passée à l’espèce humaine avant 1940 et ce dans une toute autre région de l’Afrique que celle où a été testé le vaccin anti polio, probablement via des chimpanzés infectés au Cameroun. Les essais congolais du vaccins commencèrent à la fin des années 50, au moins une décennie après le début de la radiation du VIH au sein de l’espèce humaine, et probablement encore plus loin que ça selon de récentes estimations (Worobey 2008). Le vaccin ne pourrait pas avoir été la source d’un virus qui avait déjà infecté les humains depuis de nombreuses années.

Hooper de son côté, reste campé sur ses positions et prétend à une tentative organisée d’étouffer l’affaire, mais cet argument a largement été relégué au statu de théorie du complot débunkée. Bien que ses arguments aient été démontrés sans valeur, ils ont tout de même été nocifs aux efforts d’éradication de la polio. Les rumeurs actuelles de la contamination volontaire du vaccin OPV avec des drogues causant la stérilité et des virus à l’origine du VIH et du SIDA ont conduit au refus d’accepter ce vaccin dans certaines parties de l’Afrique. Il est probable que ces rumeurs soient corrélées aux allégations originales à propos du lien OPV/VIH. Conséquemment, certaines parties de l’Afrique ont été exposées à des flambées de polio alors que l’éradication était en bonne voie.

Sources et informations supplémentaires

  1. Cohen J. Forensic Epidemiology: Vaccine Theory of AIDS Origins Disputed at Royal Society. Science. 2000; 289(5486):1850-1851.
  2. Jegede A. What Led to the Nigerian Boycott of the Polio Vaccination Campaign? PLoS Med. 2007; 4(3): e73.
  3. Korber B, Muldoon M, Theiler J, et al. Timing the ancestor of the HIV-1 pandemic strains. Science. 2000; 288(5472): 1789–96.
  4. Offit PA. Vaccinated: One Man’s Quest to Defeat the World’s Deadliest Diseases. New York: Harper Perennial; 1988.
  5. Worobey M, Santiago M, Keele B, et al. Origin of AIDS: contaminated polio vaccine theory refuted. Nature . 2004; 428(6985): 820.
  6. Plotkin SA. CHAT oral polio vaccine was not the source of human immunodeficiency virus type 1 group M for humans. Clin. Infect Dis.  2001; Apr 1;32(7): 1068-84.
  7. Plotkin SA. Untruths and consequences: the false hypothesis linking CHAT type 1 polio vaccination to the origin of human immunodeficiency virus. Philos Trans R Soc Lond B Biol Sci. 2001: June 29: 356(1410) 815-23.
  8. Sharp PM, Hahn BH. The evolution of HIV-1 and the Origin of AIDS.  Philos traqns R Soc Lond B Biol Sci. 2010 Aug 27:365(1552) 2487-94.
  9. Worobey M, Gemmel M, Teuwen DE et al. Direct evidence of extensive diversity of HIV-1 in Kinshasa by 1960. Nature. 2008 Oct 2 ; 455(7213) : 661-664.

    Last update 31 July 2014

Vaccins = Danger, les preuves scientifiques

VACCINATION, DANGER, AUTISME, THIOMERSAL, MERCURE, ALUMINIUM, FORMALDEHYDE, PETITION, BIG PHARMA, DOUREIOS HIPPOS !!!!!!

Il y a quelques semaines a été lancée une pétition contre les vaccins. En effet, beaucoup de dangers planent sur ceux-ci, et ils sont très bien connus et évalués par la communauté scientifique. Le consensus scientifique à leur propos est clair et massif. Voyons ce qu’il en est.

Les vaccins causent l’autisme

En 1998, un chirurgien britannique, Andrew Wakefield, a publié une étude dans The Lancet, prestigieux journal médical, qui faisait un lien entre le vaccin ROR et l’autisme.

Évidemment, la communauté scientifique alertée s’est penchée sur le danger supposé. Il s’est assez rapidement avéré que personne à travers le monde ne pouvait reproduire les résultats de Wakefield. Et pour cause, son étude à la méthodologie déjà très mauvaise et présentant de très graves problèmes d’éthique, était en outre l’objet de falsifications produites dans le but d’en tirer des bénéfices commerciaux.

Aucune étude entreprise par la suite n’a jamais confirmé de lien supposé entre la vaccination et l’autisme. Les causes de l’autisme sont encore assez mal connues, mais on sait désormais que les signes de syndromes autistiques apparaissent chez les enfants avant la prise du vaccin, et que l’augmentation présumée des cas d’autisme n’est pas corrélée à l’introduction vaccinale, mais d’abord et avant tout à l’amélioration des capacités diagnostiques à ce propos.

En conclusion : en l’état actuel des connaissances, le consensus scientifique est très clair et massif sur le sujet, la vaccination ne cause pas l’autisme, pas plus qu’aucune autre maladie grave souvent alléguée comme Alzheimer ou différents types de cancers.

L’immunité naturelle est plus efficace que la vaccination

Être exposé à une maladie peut en effet donner une immunité très forte. Mais cela n’en demeure pas moins dangereux. En étant exposé naturellement à la rougeole au motif d’acquérir l’immunité contre cette maladie, vous avez 0,1 à 1 chance sur 1000 de mourir (c’est beaucoup ! dans les pays en développement, ce risque est encore plus grand, de l’ordre de 7,5 décès en moyenne pour 1000 cas, et peut atteindre des pics importants). Avec la vaccination, ce risque tombe à 0%, et sans développer les symptômes de la maladie. Au final, la vaccination nous évite en France 76 à 760 décès annuels pour cette seule maladie.

En conclusion : l’état actuel des connaissances scientifiques nous apprend que comme pour tout médicament, un vaccin peut présenter des effets secondaires. Dans l’exemple du vaccin contre la rougeole, si les effets secondaires bénins (fièvre, rougeur au niveau de la piqure…) sont relativement fréquents (10-15%), les effets secondaires graves sont beaucoup plus rares, et leur fréquence est bien inférieure à celle des complications graves liées à la maladie. In fine, la balance risques/bénéfices reste positive pour la vaccination.

Les vaccins contiennent des « toxines »

Beaucoup de peurs sont agitées au motif que les vaccins contiennent des produits apparemment nocifs, comme le mercure, l’aluminium, et le formaldéhyde. Certains de ces produits ont effectivement un effet potentiellement nocif, tout comme le monoxyde de dihydrogène. Ce dernier est pourtant largement ignoré du grand public, alors qu’il cause la mort de nombreuses personnes chaque année, et que la population mondiale y est fortement exposée à chaque instant.

En réalité, il ne faut pas oublier le principe de Paracelse. La dose fait le poison. Ces produits sont bien connus et évalués en permanence, et s’ils se trouvent dans les vaccins, c’est parce qu’ils y sont bien utiles en plus d’y être inoffensifs.

Ces trois produits sont contenus dans une dose extrêmement faible dans les vaccins, bien en dessous de tout seuil de toxicité. Pire encore, le formaldéhyde par exemple, s’y trouve très en dessous du taux de formaldéhyde contenu naturellement dans notre corps ou dans certains fruits et légumes comme les poires. Le taux de formaldéhyde naturellement et continuellement présent dans le sang est ainsi d’environ 2,74 mg par litre. Un jeune enfant possédant un volume sanguin d’environ 2 à 3 litres porte donc naturellement 5 à 9 mg de formaldéhyde sanguin. Si on prend l’exemple du vaccin anti grippal Fluzone de Sanofi-Pasteur qui a fait l’objet de memes sur internet mettant en avant le fait qu’il contienne du formaldéhyde en quantités traces, c’est environ 1 000 000 (1 million) de fois plus que la dose se trouvant dans le vaccin. Pour tout juste arriver à augmenter ce niveau naturel, il faudrait injecter d’un coup 10 millions à 20 millions de doses de vaccins à l’enfant. Le seuil de toxicité potentielle du formaldéhyde étant de 0,2 mg par kg et par jour, un jeune enfant de 20 kg pourra absorber 4 mg de formaldéhyde par jour sans que cela soit encore dangereux, soit l’équivalent de 1 million de doses de vaccin par jour. Il s’agit ici de répondre à des inquiétudes dénuées de toute base critique, comme ça peut l’être dans le cas de peurs fondées sur une mauvaise interprétation du concepts de trace et des ordres de grandeurs. Mais dans tous les cas, quel que soit le vaccin considéré, le niveau de formaldéhyde circulant naturellement dans le corps d’un jeune enfant serait toujours 50 à 70 fois plus élevé que la quantité contenue dans le vaccin, et donc très en dessous des seuils toxiques.

On retrouve les mêmes principes pour les autres produits incriminés.

En conclusion : une connaissance scientifique très basique (savoir reconnaître des unités de mesures simples) et la compréhension du principe de Paracelse permettent de saisir l’inanité des allégations sur le danger des produits contenus dans les vaccins. Par ailleurs, ces produits sont perpétuellement évalués, leurs dangers sont connus, et le consensus scientifique est extrêmement clair : ces produits, aux doses présentes dans les vaccins, ne présentent aucun risque pour la santé, notamment en ce qui concerne les allégations infondées de risques d’autisme et le thiomersal.

L’amélioration de l’hygiène et de la qualité de vie explique la disparition des maladies infectieuses

L’amélioration de l’état pathologique des populations est évidemment poly factorielle. Du XIXe au XXIe siècles, la vaccination n’a pas été la seule avancée médicale, bien qu’elle fut absolument majeure. On a également fait quelques progrès notables du point de vue de l’hygiène publique, de l’urbanisme, de la prise en charge médicale, de la chirurgie… Tous ces éléments jouent bien entendu à différents niveaux sur le taux de mortalité des maladies infectieuses. Il est cependant possible d’isoler chaque paramètre et d’évaluer l’importance de chacun. On voit dès lors que la vaccination reste l’élément central et essentiel permettant l’éradication des infections.

Si l’on reprend l’exemple de la rougeole aux USA par exemple, on voit qu’avant 1963, la date d’introduction du vaccin, la prévalence de la maladie était de plus de 400 000 cas par an. Les standards d’hygiène étaient alors très semblables à ceux que nous connaissons aujourd’hui. En 1970, cette prévalence n’est plus que de 25 000 cas par an, 71 en 2009.

En conclusion : si nos conditions de vie actuelles rendent la maladie moins insupportable que par le passé, elles ne permettent pas de l’éviter. Les effets de l’introduction de la vaccination sont très bien connus, majeurs, et seuls responsables des véritables éradications que nous connaissons aujourd’hui.

Les risques de la vaccination sont supérieurs à ses bénéfices

Comme on l’a déjà évoqué plus haut, tout médicament quel qu’il soit comporte des risques secondaires. Ceux liés à la vaccination sont rarissimes en plus d’être bénins dans la plupart des cas. Quoi qu’il en soit, ces risques sont incomparablement plus faibles que ceux encourus en l’absence de vaccination, dont les complications et issues fatales sont parfois assurées.

En conclusion : en l’état actuel des connaissances, la vaccination n’est associée à aucun risque grave ou courant. Ces risques dérisoires sont par ailleurs à mettre en rapport avec les bénéfices écrasants de la vaccination, par exemple en ce qui concerne le vaccin contre la grippe.

Le vaccin peut donner la maladie contre laquelle il est supposé protéger

Parmi les rares effets secondaires des vaccins (tous les médicaments ont des effets secondaires), certains peuvent rappeler les symptômes provoqués par la maladie contre laquelle doit protéger le vaccin. En ce qui concerne les vaccins désactivés, c’est-à-dire ceux dans lesquels le microbe a été tué, c’est tout simplement impossible. Pour les vaccins vivants, c’est théoriquement possible, mais les symptômes observés sont provoqués par le vaccin, et non pas la maladie réellement entrain de se développer. Dans ce dernier cas, la réaction montre tout simplement de façon visible que la réaction immunitaire attendue a bien été provoquée. En effet, le gonflement, la rougeur et la sensation de chaleur sont les premiers signes visibles d’une réaction immunitaire localisée, exactement comme à l’endroit d’une piqure d’insecte.

On ne connait qu’un seul cas supposé de risque (toujours extrêmement faible), de maladie développée à la suite d’un vaccin devant la prévenir, celui de l’OPV qui a été retiré de la circulation par précaution, et ce malgré des bénéfices énormes pour la santé des enfants à travers le monde.

En conclusion : la sécurité des vaccins notamment au regard du risque de provoquer la maladie contre laquelle ils doivent combattre est très strictement évaluée. Certaines de ces peurs reposent sur des non-sens biologiques (cas des microbes désactivés), et restent dans tous les cas infondées au regard des contrôles stricts et massifs pré et post introduction.