[Trad] Les courbes qui révèlent tout sur l’efficacité des vaccins

https://i1.wp.com/globalhealthstudents.blogs.ku.dk/files/2014/12/vaccine-yes-no.jpg
Comme on a pu le noter récemment, les vaccins sont sujet à débats dans la sphère politique et publique ; on nous donne nombre de chiffres et de courbes pour appuyer des arguments allant en tous sens. Dans cet article d’Isabella B., contributrice sur Medium, on entend nous montrer ce que disent réellement les données disponibles, qui s’étendent de 1912 à aujourd’hui.


 

Les supporters de mouvements anti-vaccination montrent souvent des courbes de taux de mortalité au cours du temps, comme preuves que les vaccins sont toujours introduits à des périodes où leur effet est négligeable. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le taux de mortalité n’est pas un bon indicateur de l’efficacité d’un vaccin ; voilà pourquoi :

  • L’incidence est le meilleur indicateur : Les vaccins sont faits pour prévenir la contraction de la maladie, ainsi leur efficacité est directement représentée par le taux de maladie (morbidité). Si les vaccins étaient destinés à soigner les maladies, alors on verrait leur efficacité transparaître à travers le nombre de cas mortels de la maladie en question. Mesurer l’efficacité d’un vaccin en regardant une courbe de mortalité revient à mesurer l’efficacité d’un moyen contraceptif en regardant un taux d’avortement ; cela ne reflète qu’une petite part de ce qu’on cherche, noyée au milieu d’autres paramètres influents.

 

  • Le taux de mortalité reflète une part très faible du vrai impact d’une maladie : Les survivants d’une maladie contre laquelle on sait vacciner peuvent être handicapés à vie – pensons à la polio et ses cas de paralysie, aux oreillons qui peuvent entraîner la surdité, à la rougeole et ses dégâts cérébraux, ou encore aux fausses-couches post-rubéole. Ne s’intéresser qu’au taux de mortalité, c’est donc rater le vrai danger que représente une maladie. Par exemple, avant l’introduction du vaccin de la rougeole aux Etats-Unis dans les années 60, il n’y avait « que » 400 à 700 décès par an, des suites de la rougeole. Cela dit, on comptait également 4000 cas d’encéphalites dues à la rougeole par an (dont bon nombre menaient à des complications neurologiques graves telles que la cécité, la surdité ou des déficiences mentales), 150 000 cas de complications respiratoires, et 48 000 hospitalisations liées à la rougeole, par an toujours, représentant un très grand impact émotionnel et financier sur les familles. Ce sont ces chiffres qui ont motivé le combat contre cette maladie.

 

  • De nombreux facteurs extérieurs affectent le taux de mortalité : Les taux de mortalité sont influencés entre autres par le statut socio-économique, l’accès à des soins, la qualité de ces traitements … Lorsque ces facteurs varient, la mortalité varie de même. Au contraire, on peut voir sur les graphiques ci-dessous que l’incidence d’une maladie reste relativement constante lors des variations de ces facteurs, jusqu’à l’introduction du vaccin lui correspondant. Une explication à cela pourrait par exemple être que les maladies transmises par voie aérienne (rougeole, oreillons, rubéole) peuvent contaminer tout le monde, peu importe le statut socio-économique.

 

  • Les taux de morbidité sont au moins aussi précis que les taux de mortalité : Les personnes opposées aux vaccins emploient souvent l’argument qui dit que « les diagnostics de maladie sont imprécis », pour justifier l’emploi des courbes de mortalité. Cependant, le mécanisme par lequel le diagnostic du médecin deviendrait soudainement précis quand le patient décède, alors que ce même médecin était incapable de déterminer la maladie du vivant du patient, n’est jamais expliqué. En réalité, les certificats de décès sont souvent basés sur les diagnostics précédents. De plus, comme l’ont remarqué de nombreux chercheurs, les cas reportés de maladie sont plus susceptibles d’être précis, car les certificats de décès ne furent standardisés qu’à partir des années 60.

Les graphiques

Tous les graphiques présentés plus bas sont issus de données récoltées expressément pour l’article original auprès des sites web du United State Census Bureau, du CDC et du Public Health of England. L’auteur de l’article original et le traducteur vous invitent fortement à vérifier vous-même les sources indiquées et à réaliser vos propres graphiques afin de vérifier les tendances décrites ici.

Nous vous encourageons également à partager ces graphiques tant que vous le souhaitez dans une optique de lutte contre la désinformation. Les données présentées ont été vérifiées à plusieurs reprises, néanmoins si vous notez des incohérences ou que vous possédez des données supplémentaires et que vous souhaitez en faire part, vous pouvez contacter l’auteur sur Twitter et le traducteur en commentaire.

La rougeole …

  • … aux USA :

Lors de la période pré-vaccination, plus de 90 % des américains avaient été infectés par la rougeole avant leurs 15 ans, ce qui représente à peu près 4 000 000 de personnes par an. Tous les cas n’étaient pas reportés aux statisticiens de la santé publique et les cas recensés représentent une moyenne de 542 000 cas par an entre 1956 et 1960.

Le graphique qui suit montre en ordonnée le nombre de cas de rougeole recensés pour 100 000 individus, fourni par le United State Census Bureau dans son Rapport des maladies recensées entre 1912 et 2001. Malheureusement, les données ne remontent pas avant 1912. Comme on peut le remarquer, la rougeole s’exprimait dans la population par pics épidémiques de 2 à 3 ans, jusqu’à l’introduction du vaccin au cours des années 60.

Le CDC détient également des données sur le Nombre total de cas recensés entre 1950 et 2011. Contrairement aux données du Census Bureau, ces données ne sont pas ramenées à une fraction de population, mais reflètent le nombre total de cas recensés durant cette période.

Plus de graphiques à propos de la rougeole :
Measles cases in the US, 1944–2007 from Wikipedia
Measles cases in the US (1920–2000)

 

  • … au Royaume-Uni :

En Angleterre et au Pays de Galles, le vaccin contre la rougeole fut introduit en 1968. La couverture vaccinale initiale était faible, mais elle a lentement augmenté jusqu’à 88 % de la population en 1988. L’introduction du vaccin a eu un effet immédiat sur l’incidence de la rougeole, comme indiqué sur le graphique ci-dessous. Les données sur la rougeole de 1940 à 2013 sont fournies sur le site web des National Archives (Public Health England), qui donne également des données à propos la progression de la couverture vaccinale.

Des études ont montré que le recensement des cas de rougeole n’est pas précis à 100 %. Cependant, cette observation est basée sur une étude pilote étudiant la période 1991-1993 comparant le recensement auprès des médecins, avec les cas confirmés par des laboratoires durant cette période. Lors de la période pré-vaccination, lorsque attraper la rougeole était le lot commun, le nombre de cas dans la réalité devait être supérieur au nombre de cas recensés, si on considère que seule une partie des cas étaient reportés à cette époque.

Plus de graphiques à propos de la rougeole au Royaume-Uni :
Annual measles notifications and vaccine coverage in England and Wales, 1950–2001 from Evolution of Surveillance of Measles, Mumps, and Rubella in England and Wales

Annual measles notifications and vaccine coverage, England and Wales 1950–2009

Annual measles notifications & vaccine coverage in England and Wales 1950–2000 (PDF)

La polio …

  • …aux USA :

Ces données rapportées à la population sont disponibles dans le Rapport des maladies recensées. Lors de l’introduction du vaccin en 1955, on voit que le nombre de cas observés chute drastiquement et est proche de zéro depuis 1966.

Les données rapportées à la population concernant le taux de mortalité lié à la polio aux Etats-Unis (donc le nombre de cas mortels de polio pour 100 000 américains) est disponible sur le site du CDC en recherchant le PDF de statistiques vitales par années.
Ci-dessous, un aperçu du taux de mortalité par polio entre 1910 et 1975 (pas de données disponibles avant 1910). L’épidémie la plus meurtrière de polio a eu lieu en 1916 (10,5 décès pour 100 000 individus) et correspond au pic de la figure précédente.

Si on compare les cas de polio et les décès de 1916, et l’incidence de la polio en 1952 (deux graphs précédents) on remarque une chute importante des cas mortels. Ce n’est pas vraiment une surprise si on considère les améliorations de la prise en charge médicale réalisées durant ces 37 années.
Néanmoins, malgré la chute des cas mortels, l’incidence de la maladie continue d’augmenter de 1943 jusqu’à 1955, année d’introduction du vaccin contre la polio, alors que les décès augmentent légèrement sur la même période. Ci-dessous, un zoom des cas mortels sur la période 1917 – 1975 pour mettre en lumière ce phénomène :

Plus de graphiques sur la polio aux USA :

Poliomyelitis per year, United States, 1951–1993 from MMWR Summary of Notifiable Diseases, United States, 1993

Poliomyelitis — United States, 1950–2009 from CDC Pink Book

Reported rates per 100,000 persons of poliomyelitis and of death from poliomyetitis from Post-Polio Syndrome

 

  • … au Royaume-Uni :

Les données concernant la polio paralytique, la polio non paralytique et les décès causés par la polio depuis 1912 en Angleterre et au Pays de Galles est disponible sur le site web des National Archives (Public Health England). On remarque ci-dessous le déclin très rapide des cas d’infection et de décès après introduction du vaccin en 1956 :

Plus de graphiques de la polio au Royaume-Uni :

La diphtérie …
  • … aux USA :

Les données concernant la diphtérie, rapportées à la population, sont encore une fois disponibles dans le Rapport des maladies recensées. Le vaccin fut introduit en 1923 et a, comme on peut le voir sur le graphique, fait très rapidement chuter les cas de diphtérie et les décès qui y sont liés. Les Etats-Unis ne connaissent plus aucun cas de diphtérie depuis 1977.

Des graphiques traitant de la diphtérie au Royaume-Uni :

Diphtheria cases and deaths, England and Wales, 1914–2008

Diphtheria cases and deaths, England and Wales (1914–2003) (PDF, page 3)

Diphtheria cases and deaths, England and Wales, 1914–2013

 

La Coqueluche …

  • … aux USA :

Le vaccin contre la coqueluche a été développé dans les années 30 et largement employé à partir de la seconde moitié des années 40. Le graphique qui suit montre les cas de coqueluche rapportés à la population, données issues du Rapport des maladies recensées, qui ne propose aucune données antérieure à 1922 pour la coqueluche. Le nombre de cas récents de coqueluche est bien inférieur à celui de la période pré-vaccin.

  • … au Royaume-Uni :

Le vaccin contre la coqueluche a été introduit en Angleterre et au Pays de Galles dans les années 50, sans que la date précise soit vraiment connue. La couverture vaccinale a chuté à 30 % en 1975 à cause de controverses sur les vaccins, contribuant à la recrudescence d’épidémies, comme indiqué sur le graphique plus bas. Depuis la seconde moitié des années 90, la couverture vaccinale est remontée à 90 % et le nombre de cas a chuté à nouveau. A nouveau, les données sont issues du site web des National Archives (Public Health England).

Plus de graphiques sur la coqueluche au Royaume-Uni :

Pertussis notifications and vaccine coverage of children by their second birthday, England and Wales (1940–2003) (PDF, page 2)

Annual notifications on pertussis (1940–2012, England and Wales) from Eurosurveillance, Volume 18, Issue 38, 19 September 2013

 

L’Haemophilus influenzae type b (Hib)

  • …au Royaume-Uni :

Avant l’introduction du vaccin contre Hib, on estimait à 34 pour 100 000 enfants le nombre de jeunes infectés de moins de 5 ans chaque année. Le vaccin fut introduit en 1992 dans le calendrier de vaccination infantile. Depuis, l’incidence de la maladie a diminué de plus de 95 % chez les enfants de moins d’un an – le groupe d’âge le plus à risque. Les données des laboratoires concernant les cas confirmés depuis les années 90 sont disponibles sur le site web des National Archives (Public Health England).


Plus de graphiques sur le Hib au Royaume-Uni :

Laboratory reports of Hib disease in England and Wales (1990–2005) (PDF, page 3)

Graph showing Haemophilus influenzae type b laboratory reports: England, 1990–2012

 

L’Hépatite B …

  • … aux USA :

L’hépatite B, et plus particulièrement si elle est contractée lors de l’enfance, peut entraîner le cancer du foie, des défaillances hépatiques et le décès. Un vaccin contre l’hépatite B était disponible dès 1982 aux Etats-Unis pour les cas à hauts risques, mais fut relativement peu répandu. Lorsqu’on a introduit ce vaccin dans le calendrier vaccinal des enfants, le nombre de cas a chuté drastiquement. Le graphique suivant est basé sur les données récoltées auprès du CDC, et montrent le nombre de cas recensés entre 1996 et 2011.


Les données concernant la mortalité liée à l’hépatite B remontent à 1979. Les personnes décédant du fait de l’hépatite B sont typiquement des infectés chroniques. Ainsi, il est logique que la diminution des décès suite à l’hépatite B se fasse plusieurs années après l’introduction du vaccin.

 

La Varicelle …

  • … aux USA :

Les cas de varicelle ne furent reportés aux Etats-Unis qu’à partir de 1972. Cette maladie est responsable de complications telles que des pneumonies et des encéphalites. De plus, les personnes infectées ont 30 % de chance de développer des zonas plus tard au cours de leur vie. Les données qui sont présentées ci-dessous montrent les cas reportés de varicelle entre 1972 et 2011 d’après le CDC.


Le graphique suivant, quant à lui, indique l’évolution des cas de décès liés à la varicelle, reportés aux USA sur la même période, via des données issues des mêmes sources.

 


D’autres maladies pourraient être présentées, et ne le sont pas par manque de données assez anciennes ; le même travail pourrait être effectué avec tous les pays qui ont vu l’introduction de vaccins depuis assez de temps pour que les données prennent sens.

Il semble clair, au regard des courbes présentées précédemment, que l’efficacité des vaccins traités ici est réelle. Il semble clair également, qu’il est aisé de choisir de mauvais indicateurs afin de tromper le public à des fins diverses. Comme d’habitude, je ne peux qu’exhorter les lecteurs de ce billet à faire preuve de recul et de scepticisme vis-à-vis des informations qu’ils perçoivent, viennent-elles de ce blog, des médias ou de n’importe quelle « autorité ». Ce n’est qu’à la lumière de jeux de données fiables et de la méthode scientifique qu’on peut, lentement, avancer dans l’obscurité ambiante.

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16 commentaires sur “[Trad] Les courbes qui révèlent tout sur l’efficacité des vaccins

  1. […] le recours au taux de mortalité pour rendre clairement compte des effets de la vaccination. Car le seul indicateur pertinent du fardeau infectieux dans une population est le taux de morbidité. Il faut en effet préciser que la vaccination n’est pas la seule innovation médicale du XXe […]

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  2. Hello,
    Merci pour votre travail important pour réunir et traduire ces sources. Certains liens ne fonctionnent plus, en particulier, le centrale Rapport des maladies recensées. Merci !

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  3. Bonjour Johan,

    Merci pour ce retour sur le billet, et de m’avoir informé de la présence de liens morts 🙂

    Les liens en cause ont été réparés, et devraient tous fonctionner normalement.

    Une petite précision : le travail de recherche initial n’est pas le mien mais bien celui de l’auteure citée en introduction, Isabella B. d’après son profil Medium ; pour ma part, je me suis contenté de vérifier le contenu et les références et de traduire le billet.

    Quoi qu’il en soit, bonne continuation sur La Théière Cosmique !

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  4. […] Cela dit, on peut avoir un bon aperçu des risques en jeu lors de non vaccination en observant des courbes pertinentes d’incidence de maladies concernées par les vaccins, ou des études qui portent sur la part de la réduction du taux de mortalité due aux vaccins […]

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      • @Sympa les courbes (merci ^^ )

        Le cas du tétanos en France est plus délicat car le vaccin a été introduit en 1940 chez la population civile, donc à une période plutôt agitée, ce qui rend les données d’incidence très difficiles à trouver pour la période d’introduction du vaccin – je n’en ai pas trouvé – et probablement bruitées par les conséquences de la guerre et du rationnement. On observe d’ailleurs l’impact de la seconde guerre mondiale sur la santé des populations, sur les graphs proposés dans le billet.

        Concernant le tétanos donc, un cas plus simple est le Japon, dont les données d’incidence et de mortalité sont proposées ici :

        On voit clairement une baisse de l’incidence et de la mortalité à l’introduction du vaccin, un quasi-plat lors de la suspension en 1975, puis une nouvelle chute brutale à la reprise de la vaccination, et enfin la remontée récente due à l’amendement de la vaccination préventive.

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  5. La varicelle aux USA descendait déjà avant la vaccination

    Matt McOtelett >> Si la vaccination au Japon a commencé en 1968, on voit bien que la maladie chutait déjà avant. Avec la seconde campagne, le nombre de cas n’a pas continué de chuter (au contraire) mais le nombre de morts si. Mon analyse (personnelle) c’est que le vaccin n’a jamais été vraiment efficace mais les progrès de la médecine et des soins a fait que le nombre de morts a chuté. en tout cas, attention à rester objectif et à ne pas tordre les chiffres selon ses convictions (la chute de la courbe avant la vaccination est irréfutable). Je ne suis ni pro ou anti vaccins, même si je me pose de sérieuses questions sur leur efficacité, tout en me rappelant que la santé est un des business les plus rentables qui existe et que ce sont des géants pharmaceutiques qui sont derrière…

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  6. Bonjour Ziwipeak,

    Merci d’avoir lu attentivement ce billet et d’avoir pris le temps de commenter 🙂

    « on voit bien que la maladie chutait déjà avant »
    On voit bien qu’elle chutait, mais pas à la même vitesse. Il est normal que le nombre de cas chutait déjà avant l’introduction de la vaccination, car cette dernière n’est pas le seul facteur agissant sur le nombre de cas.

    J’ai déjà traité des décès dans le billet : ils dépendent bien plus des capacités d’hospitalisation que des vaccins, dont le but n’est pas d’éviter directement les décès, mais le nombre de cas dans la population, jusqu’à atteindre une immunité de groupe.

    « le vaccin n’a jamais été vraiment efficace mais les progrès de la médecine et des soins a fait que le nombre de morts a chuté. »
    De fait, la médecine hospitalière est effectivement directement à l’origine de la chute des décès dus au tétanos. Mais le vaccin l’est indirectement, car abaisser le nombre de cas fait mécaniquement diminuer le nombre de cas graves, qui est une proportion du premier.

    « (la chute de la courbe avant la vaccination est irréfutable) »
    Irréfutable est ici pris à contresens. Bien au contraire, une courbe c’est, par définition, réfutable, on peut, si elles existent, trouver des données qui l’infirment.
    Au delà de cet aspect sémantique, je me permets d’insister : le changement de pente est très net. Voyez plutôt : le vaccin, s’il fonctionne, fait chuter le nombre de cas. Si ce dernier chutait déjà, l’introduction du vaccin accélérera cette chute, c’est mathématique.

    « je me pose de sérieuses questions sur leur efficacité »
    Alors je vous invite à vous poser la question suivante : pourquoi, si l’effet qu’on leur attribue était dû uniquement à la médecine hospitalière et aux conditions d’hygiène, observe-t-on une inflexion des courbes de cas pour CHAQUE vaccin présenté dans l’article ci-dessus, et ce à des dates différentes à chaque fois ? Pourquoi sur la courbe de la rougeole, ne voit-on pas d’inflexion correspondant à la supposée amélioration due à l’hygiène qui coinciderait avec l’introduction du vaccin contre la coqueluche par exemple ?
    Etrange hasard que chaque fois, l’inflexion corresponde à l’introduction d’un vaccin, et que ça ait lieu à chaque fois à une date différente, non ?

    « la santé est un des business les plus rentables qui existe »
    En tout cas, pas les vaccins. Ils représentent une part très faible du chiffre d’affaire des laboratoires pharmaceutiques (2.0% du chiffre d’affaire officinal total en 2014 – page 66 : http://fr.calameo.com/read/002049284682054ac2c34) d’une part, et ne pensez-vous pas qu’il est bien plus intéressant dans une optique uniquement de bénéfices, de vendre un traitement de longue durée pour pallier aux ravages d’une maladie répandue, plutôt qu’aider à faire simplement disparaître cette maladie à l’aide de deux doses valant en tout quelques dizaines d’euros ?

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    • Juste sur le dernier point : je pense qu’il est au contraire plus rentable de vendre des vaccins à tous que de soigner les quelques personnes qui attraperaient la maladie dans nos pays développés (voir la réponse qui a été faite au professeur Delbet et au docteur Neveu quand ils ont proposé de soigner la diphtérie et le tétanos avec du chlorure de magnésium).

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      • Bonjour owickerman,

        le « quelques » me gêne, en cela qu’il suffit de constater de la recrudescence des cas de rougeole aux USA par exemple, pour voir que les pays occidentaux développés ne sont pas à l’abri si leur couverture vaccinale s’effondre. Et cela, sans même aborder le fait qu’on ne sait pas toujours soigner les maladies vaccinables, d’où l’importance de prévenir leur apparition – sachant que celles qu’on sait soigner peuvent provoquer malgré tout de sévères dégâts permanents même si le décès est évité.

        De fait, le calcul est rapide : pour la rougeole, aux USA, une dose MMR c’est 2$, à raison de 2.4 millions de nouveaux-nés qui reçoivent 2 doses chacun dans les 15 mois qui suivent leur naissance, ça fait 5 millions de dollars sur un an. Et encore, on parle d’un vaccin qui couvre 3 maladies et on va n’en observer qu’une seule.
        Il est estimé [1] qu’en France ou aux USA, 95% d’une population non vaccinée attrape la rougeole à un moment ou un autre de sa vie, ce qui sur nos 2.4 millions nous donne 2.28 millions d’individus. On leur applique ensuite la répartition des complications observées chez les occidentaux, à savoir :
        – 1 décès sur mille qui signifie 2280 décès
        – Thrombopénie, 1/1000 donc 2280 cas également
        – Encéphalite aiguë post-rougeoleuse (peut être cause de décès) 1/1000 encore
        – Pneumonie virale ou bactérienne (peut être cause de décès) 1/100 donc 22 800 cas
        – convulsions, à hauteur de 7 individus sur 1000 soit près de 15 000 ici.
        – autres, je n’ai reporté que les principales complications rencontrées.

        Si chacun des individus cités précédemment va chez le médecin, ça donne (2280*3+22800+15000) x 150$ (prix moyen d’une consultation chez le médecin aux USA) = 6.2 millions de dollars. Uniquement les individus gravement touchés donc, je n’ai pas compté tous les cas « légers » qui consulteront de toute manière. Je ne compte pas non plus le coût des médicaments éventuellement prescrits.

        Dois-je rapporter le coût d’une journée d’hôpital ou du service funéraire complet, ou est-ce que c’est déjà assez évident qu’on dépasse très largement 5 millions de dollars en tout ?

        Pour information, les évaluations qui existent donnent un rapport de 14 : 1 entre non-vaccination et couverture vaccinale suffisante, signifiant qu’on dépense 14 fois moins en vaccinant, dans le cas de la rougeole.

        Enfin en ce qui concerne la Delbiase, cette dernière ne traite absolument pas la diphtérie ou le tétanos, qui sont des maladies requiérant des examens et une hospitalisation rapide.

        [1] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14613687 et https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1646302/

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