Création vs. Évolution : « microévolution » et « macroévolution » [difficulté : facile] (1600 mots / ~10 mins)

ambulocetuscarlbuell

Figure 1 L’ambulocetus, ancêtre de la baleine. Représentation d’artiste (Carl Buell).

Il y a quelques jours j’ai posté un long billet de débunking à propos d’une conférence créationniste également donnée dans une école hors contrat de la région parisienne. Vous pouvez consulter une version plus rapide et moins dense de ce débunking en vidéo ici par l’excellente chaîne youtube de La Tronche en Biais.

Je souhaite revenir ici sur l’argument créationniste majeur qui était mis en avant dans cette première partie de la conférence, et qui était l’acceptation des processus microévolutifs et le rejet des processus macroévolutifs. Au-delà des créationnistes eux-mêmes, beaucoup de personnes, par ignorance de ce qu’il recouvre vraiment, acceptent ou sont déroutées par cet argument. Il est donc salutaire d’en donner ici une approche plus approfondie, mais toujours très simple.

Qu’est ce que l’évolution

Je reviens rapidement sur les concepts de base pour bien comprendre le sophisme par la suite.

Ce ne sont pas les individus qui évoluent, mais les populations.

Ainsi, l’évolution est la variation de fréquence des gènes disponibles dans une population de génération en génération.

Imaginons une population de 100 individus à la génération 0. 25 d’entre eux sont porteurs du gène A.

A la génération suivante (+1), sur cette population toujours constituée de 100 individus, 50 sont porteurs du gène A.

A la génération suivante (+2), sur cette population toujours constituée de 100 individus, 75 sont porteurs du gène A.

Dans notre population, sur trois générations observées, la fréquence du gène A est passée de 25% à la génération 0, 50% à la génération 1, et 75% à la génération 2.

La fréquence du gène A varie de génération en génération, cette population évolue.

Qu’est ce que la micro et la macroévolution

La micro et la macroévolution sont exactement le même processus, l’évolution, mais observée à 2 échelles de temps différentes.

En science, on définit la microévolution comme l’observation de l’évolution dans une population d’une génération à une autre, ou en dessous du rang de l’espèce, par exemple entre 2 générations de chats. La macroévolution est définie comme l’observation de l’évolution au dessus du rang de l’espèce, par exemple entre les mammifères terrestres et les mammifères marins.

Ainsi, la macroévolution observée n’est que l’accumulation sur de longues périodes de processus microévolutifs, de la même manière que les siècles ne sont que des accumulations de décennies.

Microévolution et macroévolution ne sont pas deux choses différentes mais un seul et même processus : l’évolution.

Le rejet de la macroévolution n’est pas scientifiquement valide

Dans mon billet précédent sur la conférence créationniste donnée dans une école des Yvelines, le conférencier acceptait la microévolution, qu’il définissait ainsi :

« la première [théorie de Darwin] qu’on appelle habituellement la théorie de la microévolution (l’évolution à l’intérieur des espèces) connue par ses études sur les pinsons des Galápagos, suite à des mutations génétiques dues au hasard ou à une sélection naturelle ou à un isolement géographique de telle ou telle partie de la population, on arrive à un changement d’espèce et cette théorie est assez exacte ».

Le conférencier qui n’en était pas à une contradiction prêt donnait ici simultanément 2 définitions contradictoires de la microévolution. La première étant la définition scientifique (l’évolution à l’intérieur des espèces) et la seconde étant la définition –non scientifique- employée par les créationnistes qui est ici illustrée en creux par l’exemple des pinsons des Galápagos. Cette définition porte bien sur des espèces différentes de pinsons (macroévolution), et il est donc très mal choisi pour définir la microévolution.

Le propos ici tenu par le conférencier est très utile pour mettre en lumière la non-compréhension du principe même de la microévolution et de la macroévolution par les créationnistes et la difficulté qu’ils peuvent avoir malgré eux à sauver les apparences d’un discours cohérent.

Ce détournement de la définition qui est ici fait ne repose donc pas sur les définitions acceptées en sciences de l’évolution. Cette définition créationniste ne saurait donc être une base fiable pour critiquer le concept scientifique de microévolution. Et dès lors que la microévolution sera en réalité acceptée et illustrée par des cas de macroévolution, le rejet de cette dernière par les créationnistes n’en sera que d’autant moins fondé et plus illogique.

Le rejet de la macroévolution n’est pas logiquement valide

On comprend en fait au travers de cet exemple que les créationnistes considèrent acceptable l’évolution au sein de groupes d’organismes semblables morphologiquement, au-delà du rang spécifique et en dépit des caractéristiques qui définissent scientifiquement des organismes appartenant à la même espèce. En clair, ils réinventent le concept de microévolution sur la base de leur non-reconnaissance du concept d’espèce biologique (dans mon précédent billet, on voit en effet que le conférencier à un très gros problème à saisir et expliquer la notion d’espèce, aboutissant à une incohérence parfaitement surréaliste dans sa présentation).

Pour eux, l’évolution à l’intérieur de l’espèce des chats peut avoir lieu (conformément à la définition scientifique de la microévolution), mais également entre différentes espèces de pinsons (conformément à leur définition non scientifique de la microévolution, qui correspond en fait à la macroévolution qu’ils rejettent).

Car ce qu’ils rejettent en fait, c’est l’évolution ayant conduit à des changements morphologiques très importants, bien au-delà d’espèces différentes de pinsons (cette tolérance ne fait aucun sens au regard du dimorphisme réel entre ces dites espèces, ils se contentent de considérer que ce sont de petits oiseaux, et ça leur suffit), comme ceux ayant conduit des espèces de mammifères terrestres à évoluer petit à petit en finissant par être des mammifères marins comme les baleines.

Au regard des définitions scientifiquement correctes que je donnais plus haut, ce rejet de la macroévolution tout en acceptant la microévolution n’est pas logiquement tenable.

Imaginons des mammifères terrestres. Ils sont confrontés à un environnement de plus en plus marin dans lequel les individus qui possèdent des prédispositions à la vie dans ce milieu se trouveront avantagés pour sa colonisation. De génération en génération, la fréquence de ces individus dans la population augmentera tant qu’elle sera favorisée dans cet environnement précis (rappelez-vous l’exemple du gène A donné plus haut).

A chaque génération, les porteurs de gènes favorables dans cet environnement seront favorisés, et leur fréquence augmentera à la génération suivante. A chaque génération, de nouvelles mutations pourront apparaitre, qui si elles sont favorables à la survie dans ce même environnement pourront être sélectionnées avec les gènes préalablement présents et favorisés. L’accumulation de ces avantages, même minimes, dès lors qu’ils sont systématiquement favorisés, se cumulent, et augmentent de fréquence de génération en génération, aboutira au fil d’une longue période de temps à de grands changements très progressifs et presque imperceptibles à n’importe quel instant t dans cette longue période.

Ainsi, reprenant l’illustration de l’auteur du blog sceptique The Logic of Science, on peut dire que sur une lignée évolutive de 1000 générations où :

  • La génération 2 est la descendance modifiée de la génération 1
  • La génération 3 est la descendance modifiée de la génération 2
  • La génération 4 est la descendance modifiée de la génération 3
  • La génération 998 est la descendance modifiée de la génération 997
  • La génération 999 est la descendance modifiée de la génération 998
  • La génération 1000 est la descendance modifiée de la génération 999

 

Et où « génération 1 » = mammifère terrestre et « génération 1000 » = mammifère marin, les créationnistes acceptent chaque descendance avec modification, de la 1 à la 2, de la 2 à la 3 … de la 999 à la 1000, mais refusent la descendance entre la 1 et la 1000 au travers des 998 autres.

Oui, vous lisez bien, cette posture est parfaitement illogique, et c’est pourtant encore aujourd’hui un argument majeur des créationnistes auquel d’autres personnes, par ignorance de ce qu’il recouvre vraiment, peuvent donner du crédit.

Cette explication ridiculement courte et simple suffit à réfuter la posture créationniste de l’acceptation de la microévolution et du rejet de la macroévolution : accepter la microévolution revient ipso facto à accepter la macroévolution, car c’est la même chose.

Certains pourront s’accrocher à leur posture en alléguant que de toute façon, on n’a jamais vu la macroévolution se produire (sophisme : déplacement des goals). Et pour cause, c’est un processus qui prend des centaines de milliers ou des millions d’années. D’abord, il s’agit ici d’un appel à l’ignorance, qui est à nouveau un sophisme. Ensuite, c’est ici un faux procès qui est fait à la science, qui n’a pas besoin d’observer les phénomènes se produire pour les déduire logiquement.

La science n’a en effet besoin d’observer que des indices laissés par des phénomènes passés pour en décrire les dynamiques. Sur la base de ces indices, il sera possible de faire des hypothèses prédictives testables et exclusives. C’est-à-dire que sur la base de ces indices, on pourra élaborer des expériences qui, si et seulement si l’hypothèse est vraie, donneront des résultats prédictibles. C’est exactement ainsi qu’on n’a su avant de découvrir les fossiles transitionnels entre les baleines et leurs ancêtres terrestres qu’on a pu prédire à quoi allaient ressembler ces fossiles. Les résultats corrects de cette prédiction n’étaient possibles que si et seulement si l’évolution était vraie. Cette méthode de fonctionnement n’est absolument pas propre aux sciences de l’évolution ni à la macroévolution en particulier ; pourtant, il n’y a qu’à ce sujet que les créationnistes tentent de faire ce faux procès à la science.

 

Conclusion

L’opposition qui est faite par les créationnistes entre microévolution et macroévolution est donc une fausse dichotomie, scientifiquement infondée et logiquement intenable. Il est impossible d’accepter la microévolution tout en rejetant la macroévolution, car c’est la même chose. Le fait que l’on ne puisse pas observer directement de changements à l’échelle macroévolutive est un faux procès basé sur l’incompréhension de la méthode scientifique : cette impossibilité d’observer directement le phénomène se produire n’empêche en rien d’en observer les traces passées et de faire des hypothèses prédictives qui seront confirmées par l’expérimentation si et seulement si l’hypothèse sur le phénomène non observé directement est correcte.

 

Too Long ; Didn’t Read …

  • Les créationnistes ne comprennent pas les concepts de micro et macroévolution
  • Micro et macroévolution ne sont pas deux choses différentes, mais la même chose observée à 2 échelles de temps différentes, leur opposition est une fausse dichotomie
  • Il est impossible de logiquement accepter la microévolution et de rejeter en même temps la macroévolution
  • Ne pas pouvoir observer directement la macroévolution n’est pas un argument recevable contre celle-ci, c’est un faux procès fait à la méthode scientifique et un appel à l’ignorance
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15 commentaires sur “Création vs. Évolution : « microévolution » et « macroévolution » [difficulté : facile] (1600 mots / ~10 mins)

  1. « Il est impossible de logiquement accepter la microévolution et de rejeter en même temps la macroévolution » n’est pas correct. En pure logique il suffit qu’une succession de microévolutions soit cyclique pour qu’elle ne provoque pas de macroévolution. Il n’est donc pas correct de parler d’impossibilité logique. Néanmoins en l’occurrence, l’hypothèse de cycle d’évolutions est difficile à retenir. Une régularité aussi parfaite serait hautement improbable.
    Mon but n’est pas d’invalider votre démonstration, juste de contribuer à sa robustesse.

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      • Ce n’est pas la microévolution qui serait cyclique, mais la succesion de microévolutions. Une succession d’évolutions cyclique est une succession d’évolutions qui reviendrait au point de départ.

        Par exemple si je prends comme microévolution l’évolution de la température moyenne journalière en un lieu quelconque, je peux observer une macroévolution importante au bout de 100 jours mais au bout de 365 jours, du fait du cycle des saisons la température moyenne journalière sera quasiment la même qu’au départ.
        Ainsi, en toute logique, une succession de microévolutions peut ne pas générer de macroévolution significative.

        Il faut donc parfaire la démonstration en prouvant que, dans notre cas, ce genre de cycle serait impossible ou, à tout le moins, hautement improbable.

        PS : Le choix de mon exemple est évidemment inspiré par l’actualité, L’existence de macroévolution significative, comme par exemple une élévation de la température, ne va pas de soi, elle a besoin d’être vérifiée par l’expérience.

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      • Bonjour BernardV,

        merci de votre réponse.

        « Ce n’est pas la microévolution qui serait cyclique, mais la succesion de microévolutions. Une succession d’évolutions cyclique est une succession d’évolutions qui reviendrait au point de départ. »

        Et est-ce que cela est pertinent dans la cadre stricte de la science et de son recours aux règles de la logique, à savoir la réalité observable ?

        « Par exemple si je prends comme microévolution l’évolution de la température moyenne journalière en un lieu quelconque »

        Par « évolution », on parle bien ici de « la théorie de l’évolution », non ?

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    • Sur le fond c’est vrai. Mais dans le cade de l’évolution et de ses mécaniques, la présence d’un cycle dans les microévolutions est épistémologiquement très coûteux puisqu’il faudrait que les pression environnementales soient elles aussi cycliques (partout qui plus est, ce qu’on sait ne pas être le cas) ainsi que la succession des mutations dont on sait qu’elles sont au moins partiellement aléatoires. Donc sans dire que c’est impossible, disons qu’il faudrait une sacrée preuve avant de pouvoir fournir une telle conclusion…

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  2. Dans la vidéo de la Tronche en biais, il est question d’évolution discontinue, des « sauts évolutifs » qui n’ont pas besoin de « chaînon manquant ». Or ici le raisonnement 1 -> 2 -> 3 -> … -> 1000 implique une évolution tout à fait continue, avec la présence de 998 générations intermédiaires entre la 1 et la 1000.
    Pourriez-vous clarifier cette distinction ?
    d’avance merci

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    • Bonjour DrStrangelove,

      oui bien entendu.

      J’ai réécouté la vidéo en question, je n’y trouve pas de mention d’évolution discontinue. Faites vous référence au passage sur les équilibres ponctués ?

      Si oui, cela n’entrave en rien l’explication donnée dans ce billet. En effet, même en cas de modifications morphologiques soudaines et importantes intercalées entre de longues périodes de stases évolutives, il y a bien continuité générationnelle entre la génération 1 et la génération 1000, même si des changements majeurs ne se sont produits qu’à la génération 250 et à la génération 500, et que les périodes intermédiaires ont été marquées par des stases (ou équilibres) qui n’auront été ponctuées que par ces 2 épisodes de changements massifs.

      Sur cette illustration, vous pouvez voir un pattern correspondant aux équilibres ponctués, et un autre au gradualisme.

      Dans les équilibres ponctués, les changements importants d’une génération à l’autre n’entravent pas la continuité générationnelle. Il n’y a pas « discontinuité » à ce niveau là.

      Et de fait, on peut s’attendre à ce que pour des espèces évoluant selon ce schéma là, il n’y aura effectivement pas « d’infinité » de fossiles transitionnels à trouver, puisque leur évolution aura été marquée par ce modèle de longues stases sans changements importants (et donc sans « formes intermédiaires très nombreuses » comme dans un schéma gradualiste).

      Est-ce que cela répond à votre question ?

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      • Oui pardon, j’avais digéré le principe d’équilibres ponctués et l’avais reformulé « avec mes mots » (je suis calé en math qu’en bio, d’où l’apparition du terme « discontinu » !).
        Cela répond effectivement très bien à ma question, merci.

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      • Ceci dit ce n’est pas idiot du tout. Mendax ne parle effectivement pas d’évolution discontinue, mais en compulsant hier soir un manuel d’Evo-Devo j’ai remarqué que le terme était bel et bien utilisé tel quel. Ca fait tout à fait sens au regard des problématiques de la biologie évolutive, consistant à caractériser de manière opérationnelle des groupes d’organismes sur la base de leur partage en commun de caractères apparemment discrets… ou continus. Le langage mathématique est évidemment ici non seulement cohérent mais encore tout à fait nécessaire ^^

        Là dessus, comme je l’expliquais, un pattern saltatoire, ou « discontinu » de l’évolution morphologique, n’implique pas de discontinuité générationnelle bien entendu, ce qui rend les 2 propos cohérents entre eux.

        Au plaisir 🙂

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  3. Mais c’est parce qu’en fait, les gènes ils ont de la MEMOIRE.

    Vers la génération 50 à peu près, ils se concertent d’un coup et ils disent « Eh les mecs attendez ! On a déjà trop évolué depuis la génération 1 ! Faut s’arrêter, là ! ». Et hop ils s’arrêtent.

    C’est quand même pas compliqué.

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  4. La question ne se porte pas vraiment sur le créationnisme ou l’évolutionnisme, car finalement les deux peuvent être compatibles. Pour évoluer, il faut que quelque chose (dans notre cas une cellule vivante) soit créé. Donc la question serait plutôt la suivante : qui est à l’origine de cette cellule?

    Il faut savoir que Darwin lui-même ne conteste pas l’existence de Dieu mais affirme que pour l’évolution il dût y avoir un Créateur (Darwin, De l’Origine des espèces, Londres, Imprimerie John Murray, 1859, page 512).

    Dans la théorie de l’évolution, il faut tout de même noté qu’il y a 3 dilemmes important : le cerveau, l’œil et la sexualité.
    – Rien n’est connu à propos du fonctionnement des microcircuits du cerveau
    – Un œil a d’inimitables fonctions qui lui permettent de se focaliser
    – Il y a une grande question sur comment la reproduction sexuelle s’est développée ? A quel moment et comment l’évolution a t-elle cessé pour passer à la procréation ? Non seulement biologiquement, mais également avec les émotions, les attirances. Comment peut-on le concevoir ? L’évolution aurait conçu deux sexualités différentes, parfaitement correspondantes, assez pour pouvoir semer et se multiplier et ensuite s’arrêter pour laisser place à la procréation…

    Comment peut-on croire en la chance qu’une molécule, qui ne produit rien de plus que de la roche (d’après Richard Dawkins), peu évoluer accidentellement et produire ce que nous sommes aujourd’hui ? Des humains dotés d’intelligence, capables de sentir, d’aimer, d’avoir de la compassion, etc… Comment expliquer notre recherche de gentillesse, d’altruisme, de générosité si nous provenons de cela ? La théorie darwinienne ne l’explique pas. Ce serait croire au hasard, un hasard additionné par des millions d’autres hasards pour permettre ce que nous sommes aujourd’hui.

    Il faut plus de foi pour croire à cela que pour croire en Dieu, qui est beaucoup plus rationnel. De plus sans Dieu, nous n’aurions pas de raison de vivre. Tant dis qu’en réalisant qu’Il existe vraiment, nous trouvons le sens de l’existence et découvrons que nous ne sommes pas le fruit du hasard mais la volonté de Dieu, l’Amour par définition. Il nous a voulus, choisi et créer. C’est une grâce incroyable et Il nous permet de vivre une relation avec Lui. Si on le cherche… on le trouve.

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    • Valérie, vous commencez très très très mal en posant la question : « qui est à l’origine de cette cellule? »

      Parce qu’avec cette question vous partez du présupposé qu’il y a « quelqu’un  » derrière !
      La bonne question est : quel processus ou quelle série de processus a permis la formation de la première cellule?
      On n’a pas découvert l’interaction forte et la chromodynamique quantique qui va avec, en se posant la question QUI tient les quarks liés ensemble, mais en cherchant à comprendre QUEL phénomène en était à la cause.
      Vous partez de l’idée à priori qu’il doit y a voir forcément une entité personnelle derrière.

      « Dans la théorie de l’évolution, il faut tout de même noté qu’il y a 3 dilemmes important : le cerveau, l’œil et la sexualité. »
      « Il y a une grande question sur comment la reproduction sexuelle s’est développée ? »

      C’est faux, l’œil, le cerveau et a sexualité ne constituent plus du tout des dilemmes, et il y a plus d’un ouvrage qui pourrait vous renseigner sur la question, mais, si vous étiez réellement intéressée à l’évolution vous les auriez déjà trouvés toute seule, par vous-même, en réalité cela ne vous intéresse pas de savoir.

      « Comment peut-on croire en la chance qu’une molécule, qui ne produit rien de plus que de la roche (d’après Richard Dawkins), peu évoluer accidentellement et produire ce que nous sommes aujourd’hui ?  »

      La théorie de l’évolution n’a jamais dit que par chance une molécule de roche peut évoluer accidentellement et produire ce que nous sommes ! Vous faites dire à la science ce qu’elle ne dit pas. Vous caricaturez grossièrement la théorie de l’évolution pour lui faire dire ce qu’elle ne dit pas.

      « Comment expliquer notre recherche de gentillesse, d’altruisme, de générosité si nous provenons de cela ? La théorie darwinienne ne l’explique pas »

      La théorie darwinienne explique cela et beaucoup plus de choses que vous ne pensez. Renseignez-vous, lisez, étudiez, les moyens pour se cultiver ne manque pas de nos jours. Nous sommes à l’époque de l’information, la culture n’a jamais été aussi diffusée et accessible, l’ignorance à notre époque est un choix!

      « De plus sans Dieu, nous n’aurions pas de raison de vivre. »

      Ah bon? Je ne sais pas de quel dieu vous parlez et pourtant j’ai beaucoup de raisons pour vivre.

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  5. Alors la bravo, les concepts un peu nébuleux et parfois naïfs jusqu’au ridicule utilisés en scolarité pour démontrer l’évolution prennent un peu plus plus de poids avec des arguments comme les vôtres. Je reste encore réticent à l’idée de macroévolution (merci à Valérie de retranscrire parfaitement ce que je ressent sans en avoir le vocabulaire). En revanche, pas de problème pour la microévolution.

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  6. Stephen Jay Gould, dans son monumental ouvrage « la structure de la théorie de l’évolution », aborde la question de la micro- et de la macro- évolution.

    Il dit que les mécanismes fondamentaux sont les mêmes, mais (et sur ce point il est en nette opposition avec Dawkins) l’unité de sélection change.
    Pour Darwin, comme pour Dawkins, l’unité de sélection est toujours l’individu.
    Pour Gould, l’unité de sélection est l’individu dans le phénomène micro-évolutif. En revanche, selon Gould, la macro-évolution a lieu quand l’unité de sélection est l’espèce.

    Dans une population, si il y a une pression de sélection les individus qui portent une mutation favorable seront avantagés, ceux qui ne la portent pas seront éliminés, la population change ainsi et une nouvelle espèce se forme (micro-évolution).

    Quand plusieurs espèces se sont formées, la sélection s’exercent aussi au niveau des espèces, et la sélection favorisera certaines espèces et en éliminera d’autres.

    La nature nous paraît souvent discontinue, d’où l’impression que pour passer d’un clade à l’autre il faut un changement important, c’est ce que l’on appelle un passage de type macro-évolutif.
    Cette impression est dû au fait que la sélection au niveau des espèces (et non pas au niveau des individus) a favorisé certaines espèces et en a éliminé d’autres.

    Comme la plupart des espèces ont disparu, cela crée des trous et on a ainsi l’impression que pour arriver à obtenir un Tétrapode à partir d’un Sarcoptérygien il faut beaucoup trop de changements, qu’il faut une macro-évolution.
    Mais si toutes les espèces, dont la forme était constituée d’une mosaïque de caractères de Sarcoptérygiens aquatiques et de Tétrapodes, étaient encore vivantes, on ne parlerait que de micro-évolution. Si on parle tellement de macro-évolution c’est parce que la sélection naturelle a aussi comme unité de sélection les espèces et non seulement les individus.

    Les espèces n’ont pas eu toutes le même succès évolutif, loin de là, et la sélection naturelle, pour une niche écologique donnée à coloniser, favorise toujours les phénotypes les plus extrêmes, d’où le fait que certaines espèces sont réellement de « transition », dans la mesure où elles n’ont fait que transiter pour les raisons suivantes : leurs effectifs n’ont comptés que peu d’individus sur peu de générations, parce qu’à chaque génération le moindre changement étaient favorisé, leur phénotype ne s’est donc pas stabilisé sur une longue période.
    Une fois que la population s’est stabilisée autour du phénotype le plus adapté (extrême), les générations se succèdent inchangées, tant que le milieu reste stable.

    La fossilisation est un phénomène rare, ce sera donc beaucoup plus facile de retrouver des fossiles d’une espèce qui a prospéré sur de longues périodes avec des effectifs importants et un phénotype stable que de retrouver des fossiles d’espèces qui ont compté peu d’effectifs sur peu de générations, ces dernières, seront, de ce fait, introuvables.

    Ce n’est pas le registre fossile en soi qui est lacunaire, ce sont certaines espèces, dont le phénotype ne s’est pas stabilisé assez longtemps pour se répandre et dont, par conséquent, il n’y a pas eu beaucoup d’individus, qui n’ont eu pas la « chance » de se fossiliser. D’où l’impossibilité de retrouver dans le registre fossile certaines formes de « transition ».

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